Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1105843
 [x99  1 ARMOIRIES l 
de ses armes. Telle famille qui avait pour tenants de son ecusson des 
sauvages ou des Mores, le faisant peindre dans une chapelle, changeait 
ces figures profanes contre des anges. Les armes de Savoie, par exemple, 
dont nous avons parle, etaient soutenues par un ange sur l'une des portes 
du couvent de Saint-Franeois a Chambery, avec cette devise : Cruzc [ide- 
lis inter UIIIIJÜS. Les armoiries des villes furent aussi, a partir du XVe sieclen 
ropresentees avec des supports. Bale a pour support un dragon; Bordeauxf 
deux beliers ; Avignon deux gerfauts, avec cette devise : Unguibus et: 
rash-o. Souvent les supports furent donnes par le nom des familles : ainsi 
la maison (les Ursins avait deux ours pour supports. Les supports sont 
parfois varies. Les rois d'Angleterre ont pour supports de leurs armes : a 
droite, un leopard couronne arme et lampasse d'azur; a gauche, une licorne 
dhfgeut accolee d'une couronne et attaclzäe (i une elzaiue d'or passant entre les 
deux pieds de devant et retournant sur le dos. Mais ces supports sont poste- 
rieurs a la reunion de YEcosse au royaume d'Angleterre ; avant cette epo- 
que, les supports des armes d'Angleterre etaient un lion et un dragon, 
ce dernier symbole, a cause de l'ordre de la Jarretiere dedie a saint 
(le-orge. 
Pendant les tournois et avant Pentree en lice, il etait d'usage d'exposer 
les armoiries des combattants sur de riches tapis. Peut-etre est-ce n. 
l'origine des lambrequins sur lesquels, a partir du xve sicclc, on peignit 
les armoiries. Lorsqu'un tenant se presentait au pas d'armes, son ecu ou 
sa targe citait, dans certaines circonstances, suspendue dans un pavillon 
qu'il fallait ouvrir pour la faire toucher par ceux qui se faisaient inscrire 
pour jouter. a Le premier samedy_du mois de may l'an 1h50, le pavillon 
a fut tendu, comme il estoit de coutume, et comme toujours se continua 
v chacun samedy de l'an, durant l'emprise des susdicts. Si vint au dict 
a pavillon un jeune cscuyer de Bourgogne, nomme Gerard de Rossillon, 
u beau compaignon, haut et droit. et de belle taille; et s'adreca le dict 
u cscuyer a Charolois le herault, luy requerant qu'il luy fist ouverture; car, 
u il vouloit toucher la targe blanche, en intention de combattre le cheva- 
a lier entrepreneur de la hache,jusques a l'accomplissement de vingt-cinq 
u coups. Le dict herault luy fist ouverture, et le dict Gerard toucha : et de 
a ce fut faict le rapport a messire Jacques de Lalain, qui prestement en- 
a voya devers luy pour prendre jour  w On peut voir encore dans cet  
usage l'origine des lambrequins qui semblent decouvrir l'ecu. Il faut dire 
aussi que des le xve siecle les heanmes des chevaliers qui devaient jouter 
etaient armes d'un lambrequin däätoffe ou de cuir dore et peint, dechi- 
quete sur les bords; cette sorte de parure qui accompagne le timbre sur- 
montant Fecu, et qui tombe des deux cotes, parait etre le principe de cet ac- 
lcessoire que l'on trouve joint aux armoiries pendant les xveet xvie siecles... 
a Le tymbre doibt estre sur une piece de cuir boully, laquelle doibt estre 
4: bien faultree d'ung doy d'espez, ou plus par dedans; et doibt contenir 
ülänaoires d'Olz'vzer de la Illarche, liv. l", r-h
        

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