Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1105692
A RMOIRIES 
11811 
patte senestre de derriere en arriere; ou passant, autrement dit läopardä, 
s'il parait marcher. Le leopard montre toujours son masque de face; sa 
posture habituelle est d'etre passant; s'il rampe, on le dit lionne ou 
rampant. 
Le lion et le leopard ont des termes accessoires qui leur sont communs: 
ils sont armes, lampassäs, accoläs, mentbräs, couronnes, adossäs, ajfronläs, 
contournäs, contre- passants, issants, nazssants, mornes, dzfamcfs, bareles, 
bandes, coupes, partis, fascäs, äclziguetäs, cflzerrnine, de vair. Le lion arme 
se dit des ongles, qui peuvent etre d'un email different de celui du reste 
du corps; lanzpassa, de la langue; morne, lorsqu'il n'a ni langue, ni dents, 
ni ongles; dzffamä, lorsqu'il n'a pas de queue. Olivier de Clisson, conne- 
table de France sous Charles VI, portait de gueules au lion d'argent arme, 
lanzpassä et couronne d'or, etc. 
Pendant les X1116, XIVe et xve siecles, les animaux heraldiques etaient 
figures d'apres certaines formes de convention qu'il est necessaire de bien 
connaitre, car ce n'est pas sans raison qu'elles avaient ete adoptees. Les 
differentes figures qui couvrent l'eau etant destinees le plus souvent a etre 
vues de loin, il fallait que leur forme fut tres-accentuee. Les artistes 
de ces epoques l'avaient compris; si les membres des animaux ne sont pas 
biendetaches, si leur mouvement n'est pas exagere, si leur physionomie 
n'est pas parfaitement distincte, a une certaine distance ces figures per- 
dent leur caractere particulier, et ne presentent plus qu'une tache con- 
fuse. Depuis le XVIe siecle, le dessin decoratif s'est amolli, et les figures 
heraldiques ont perdu ce caractere qui les faisait facilement reconnaitre. 
On a voulu donner aux animaux une physionomie plus reelle, et comme 
l'art heraldique est un art purement de convention, cette tentative etait 
contraire a son principe. Il est donc d'une grande importance de se pene- 
trer des formes traditionnelles donnees aux animaux comme a toutes les 
autres figures, lorsqu'il s'agit de peindre des armoiries. Bien que nous 
ne puissionsdans ce resume donner des exemples trop nombreux, nous 
essayerons cependant de reunir quelques types qui feront comprendre. 
combien on s'est ecarte, dans les derniers siecles, des formes qui n'avaient 
pas ete adoptees sans cause, et combien il est utile de les connaitre: car, 
dans tous les armoriaux imprimes depuis la renaissance, ces types ont 
ete chaque jour de plus en plus defigures; c'est tout au plus si, dans les 
derniers ouvrages qui traitent de cette matiere, on trouve quelques ves- 
tiges d'un_ dessin qui n'eut pas du souffrir d'alteration, puisque les 
armoiries sont des signes dont le principal merite est de perpetuer une 
tradition. C'est surtout dans les monuments du XIVe siecle que nous cher- 
cherons ces types, car c'est pendant ce siecle que l'art heraldique adopta 
des figures dont les caracteres bien tranches furent reproduits sans mo- 
ditications sensibles jusqu'au moment ou les artistes, habitues a une 
imitation vulgaire de la nature, ne comprirent plus les lois fondamentales 
de la decoration appliquee aux monuments, aux meubles, aux armes, 
aux vetements. Voici donc quelques-unes de ces ügures :
        

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