Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1105310
ARCHITECTURE 
llhü 
a les Geuois se rcvoiterent contre le roi de France Louis XII, ils liatirent 
a ainsi quelques bastions sur les collines qui les environncnt, et la prise 
u de ces bastions qui furent emportes en quelques jours entralua la perte 
u de la ville meme. Quant a ma seconde proposition, je soutiens qu'il n'y 
a a pas de plus grand danger pour une forteresse que d'avoir (les arriere- 
u fortifications, oü les troupes puissent se retirer en cas d'or-lice ; car 
a lorsque le soldat sait qu'il a une retraite assuree quandil aura abandonne 
u le premier poste, il l'abandonne en effet, et faitperdrc ainsi 1a forteresse 
a eutiere. Nous en avons un exemple bien recent par la prise de la forte- 
a resse de Forli, defentlue parla comtesse Gathcrine, contre GesarBorgia, 
a fils du pape Alexandre VI, qui etait venu l'attaquer avec Parmee du roi 
a de France. Cette place etait pleine de fortifications ou l'on pouvait 
a successivementtrouver une retraite. Il y avait d'abord la citadelle sepa- 
a ree de la forteresse par un fosse qu'on passait sur un pont-levis, et cette 
a forteresse etait divisec on trois quartiers separes les uns des autres par 
a des fosses remplis d'eau et des ponts-lavis. Borgia, ayant battu un de 
(c ces quartiers avec son artillerie, fit une broche a la muraille, que ne 
a songca point a dcfcndre M. de Casal, commandant de Forli. ll crut 
u pouvoir abandonner cette breche pour se retirer dans les autres quar- 
(t tiers. Mais Borgia, une fois maitre de cette partie de la forteresse, le 
a fut bienlot de la forteresse tout entiere, parce (pfil s'empara des ponts 
a qui separaient les differents quartiers. Ainsi fut prise cette place qu'on 
a avait cru jusqu'alors inexpugnable, ct qui dut sa perle a deux fautes 
a prineipztles de fingenieur qui l'avait construite : i" Il y avait trop mul- 
a tiplie les defenses; 2" il n'avait pas laisse chaque quartier maitre de ses 
a ponts  Ifartillerie m'ait aussi bien change les conditions morales 
de la defeusc que les conditions materielles t autant au XIIIÜ siecle il etait 
bon de multiplier les obstacles, de batir reduit sur reduit, de morceler les 
defenscs, parce qu'il fallait attaquer et defendre pied a pied, en venir a 
se prendre corps a corps; autant il etait dangereux, en face des puissants 
moyensde destruction de l'artillerie afeu, de couper les communications, 
(Peneombrer les (lefenses, car le canon bouleversait ces ouvrages compli- 
ques, les rendait inutiles, et en couvrant les defenseurs de leurs debris, 
les demoralisait et leur otait les moyens de resister avec ensemble. ' 
Deja dans la fortification anterieure a l'emploi des bouches a feu on 
avait reconnu que Fextreme division des defenscs rendait le commande- 
ment diflicile pour un gouverneur de place, et meme pour le capitaine 
d'un poste; dans les defenses isolees, telles que les tours, ou donjons ou 
portes, on avait senti la nccessite, des les x19 et XIIC siecles, de pratiquer 
dans les murs ou a travers les voütes des conduits ou des trappes, sortes 
de porte-voix qui permettaient au chef du poste, place au point d'on l'on 
pouvait le mieux decouvrir les dehors, de donner des ordres a chaque 
Milan 
(Euvfff vünzpl. de N. Jlfaclziauellz", ädit. Buchon, 1852. Voyez le chätcau de 
67), qux präscnte tous les (Icäfauts signalcis par Machiavel.
        

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