Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1105073
ARCHITECTURE 
1122 
dieux; ils supposaient toujours d'ailleurs des murailles formant un relief 
assez considerable au-dessus du niveau de la contrescarpe du fosse. On 
abandonnait difficilement les commandements eleves, car a cette epoque 
encore l'escalade etait frequemmeut tentee par des troupes assiegeamtes, 
et les attaques de places fortes en font souvent mention. Outre les moyens 
indiques ci-dessu-s, soit pour mettre les murailles en etat de resister au 
canon, soit pour presenter un nouvel obstacle Et Fassaillant lorsqu'il etait 
parvenu 51 les renverser, on remparait. les places, dest-a-dire que l'on 
etablissait en dehors des fosses, au sommet de la contrescarpe, ou mome- 
comme garde du mur pour amortir le boulet, ou en dedans, a une cer- 
taine dislance, des remparts de bois et de terre, les premiers formant un 
chemin couvert ou un revetement de la muraille, et les seconds un para- 
pet, derriere lesquels on plaeait de l'artillerie, 10 pour gener les approches 
etempecher de brusquer l'attaque, ou preserver le mur contre les effets 
du canon, 2" pour arreter Fassiegeaut lorsque la breche etait praticable. 
Les premiers PCHIPlEIQEIlQHt les anciennes lices, et les seconds obligeaient 
Fassiegeant a faire un nouveau siegc lorsque la muraille d'enceinte etait 
renversee. Les remparts amortissaient le boulet et resistaient plus long- 
temps que les murailles de maconnerie; ils etaient plus capables de rece_ 
voir et de garantir des pieces en batterie que les anciens chemins de 
ronde terrasses. On les construisait de diverses manieres. Les plus forts 
etaient etablis au moyen d'un revetement exterieur compose de pieces 
de bois verticales reliees par des croix de Saint-Andre, afin d'empechei' 
l'ouvrage de se disloquer lorsque les boulets en brisaient quelques parties. 
Derriere ce parement de charpente on enlaoait des fascines de menu bois 
comme un ouvrage de vannerie, puis on elevait un terrassement compose 
de clayonnages et de couches de terre alternees. Quelquefois le rempart 
etait forme de deux rangs de forts pieux plantes verticalement, relies 
avec des branches flexibles et des entretoises appelees clefs, posees hori- 
zontalement (fig. 60), l'intervalle etait rempli de terre grasse bien pilon- 
116e, purgee de cailloux et melangee de brins de menu bois. Ou bien 
cfetaient des troncs d'arbres couches horizontalement, relies entre eux 
par des entretoises entaillees a mi-bois, les intervalles remplis comme il
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.