Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1104875
{ ARCHITECTURE ]  A02  
etait detruit, et Charles VII et Louis XI eurent de veritables armecs 
regulieres. 
Si nous nous sommes etendu sur cette question, c'est qu'il nous a paru 
necessaire de faire connaitre les transformations par lesquelles l'art de la. 
guerre a du passer, afin de pouvoir rendre compte des dilferents systemes 
de defense qui furent successivement adoptes du x' au XVIe siecle. Il n'est. 
pas besoin de demonlrer tout ce qu'il y a dimperieux dans l'art de la 
fortification; ici tout doit etre saeriiie au besoin de la defense, et cepen- 
dant telle etait la puissance de la tradition feodale, qu'on emploie 
longtemps, et jusque la fin du XVIe siecle, des formes, que l'on conserve 
des dispositions qui ne se trouvaient nullement a la hauteur des nou- 
veaux moyens däittaque. C'est surtout aux fortifications des chateaux que 
cette observation s'applique. La feodalite ne pouvait se resoudre a rem- 
placer ses hautes tours par des ouvrages bas et etendus ; pour elle, 
le grand donjon de pierre epais et bien ferme etait toujours le signe de 
la force et de la domination. Aussi le chateau passe-t-il brusquement, 
au XVI" siccle, de la fortification du moyen ago a la maison de plaisance. 
(Voy. ÜHATEAU.) 
Il n'en est pas de meme pour les villes. Par suite de ses desastres, la 
gendarmerie francaise perdait peu a peu de son ascendant. Indisciplinee, 
mettant toujours Finteret feodal avant Pinteret national, elle en etait, 
pendant les guerres des xIv" ct Xv" siecles, a jouer le role de partisans, 
surprenant des chatcaux et des villes, les pillant et brülant, les perdant 
le lendemain; tenant tantot pour un parti, tantot pour un autre, suivant 
D 
Vous conviendra, je eroi, nprendrc E; liant voler. 
Berlran du Guesclin list fort la leur assaillir; 
Mais assaut ne les fist de rien nulle cslinhir : 
Bien furent pourveu pour longuement lenil: 
Adonc iisl. une mine et les mineurs fouir, 
Et les faisait garder, c'en ne les puit lmnnir; 
Et les mineurs penserenl de in mine furuir, 
La terre font porter et ln mine leuir, 
Fi que cil de la leur ne les purent veir. 
Tant minerent adonc, ce sachiez sans faillir, 
Que par-deseubz les murs pueent bien avvuir. 
Dessouz le fondeluexit font la ierre ravir, 
A fors eschänlvilluns (etaneuns) la firent SOIIrIÜTIiF, 
GHHIS, baux, fors et pesnns y onl fuit cslublir. 
Dont vinrent li mineur sans point de Pulenlir, 
Et dirent ä Berlran : u Quand vous arez ti('Sll"' 
Sire, nous vous ferons ceste tour-ci cheir. 
 Or test, ce dit Berlran, il me vient ä plaisir; 
Car puis que cil lledens ne veulent oluiir, 
li est de raison c'en les face ruorir. 
Li mineur nm boule ä force et in lmmlon 
Le feu deilens la mine, ä lors division. 
Li bois fu lres-hien oint de graisse de bacon 
E! l'aura qu'il fut ars, si non rlil lu clninqun, 
Chäi la haute lour ainsi qu'il .l. curou. 
 
(Chronique de Berlranfl du Guesclizz. 
vers 3050 e!
        

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