Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1104456
{ ARC 
UITECFURE 
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viendra completer la description que nous venons d'en faire; avec le plan 
(fig. 12), il est facile de retrouver la position de chaque partie de la defense. 
Nous avons suppose les fortifications armees en guerre, et munies de leurs 
defenses de bois, breteches, hourds, et de leurs palissades avancees. 
Mais il est necessaire, avant d'aller plus avant, de bien faire connaitre 
ce que detaient que ces hourds, et les motifs qui les avaient fait adopter 
des le X119 siecle. 
Onavait reconnu le danger des defenses de bois au ras du sol,l'assaillani. 
y mettait facilement le feu; et du temps de saint Louison rcmplacait deja 
les lices et barbacanes de bois, si frequemment employees dans le siecle 
precedent, par des enceintes exterieures et des barbacanes de maconnerie. 
Cependant on ne renoncait pas aux defensesdecharpentes,on se contentait 
de les placer assez haut pour rendre difficile, sinon impossible, leur com- 
hustion par des projectiles incendiaires. Alors comme aujourd'hui (et les 
fortifications de la cite de Carcassoiine nous en donnent un exemple), 
lorsqu'on voulait de bonnes defenses, on avait le soin de conserver partout 
au-dessus du sol servant d'assiette au pied des murs et tours un minimum 
de hauteur, afin de les mettre egalement a l'abri des escalades sur tout 
leur developpement. Ce minimum de hauteur n'est pas le meme pour les 
deux enceintes exterieure et intcrieure : les courtines de la premiere 
defense sont maintenues a 10 metres environ du fond du fosse ou de 
la crete de Fesarpement au sol des hourds, tandis que les courtines de la 
seconde enceinte ont, du sol des lices au sol des hourds, M nietres au 
moins. Le terrain servant d'assiette aux deux enceintes n'ctant pas sur 
un plan horizontal, mais presentant des differences de niveau conside- 
rables, les remparts se conforment aux mouvements du sol, et les hourds 
suivent l'inclinaison du chemin de ronde (voy. COURTINE). Il y avait donc 
alors des donnees, des regles, des formules, pour l'architecture militaire 
comme il en existait pour l'architecture religieuse ou civile. La suite de 
cet article le prouvera, nous le croyons, surabondamment. 
Avec le systeme de creneaux et d'archeres ou meurtrieres pratiques dans 
les parapets de pierre, on ne pouvait empecher des assaillants nombreux 
et hardis, proteges par des chats recouverts de peaux ou de matelas, de 
saper le pied des tours ou courtines, puisque par les meurtrieres, maigre 
l'inclinaison de leur ligne de plongee, il est impossible de voir le pied 
des fortifications, et par les creneaux, a moins de sortir la mOiÜfB du 
corps, on ne pouvait non plus viser un objet place en bas de la Hlflfaillff- 
il fallait donc etablir des galeries saillantes, en encorbellement, bien mu- 
nies de defenses, et permettant a un grand nombre düissieges de battre 
le pied des murailles ou des tours par une grele de pierres et de prOjQC- 
tiles de toute nature. Soit (fig. 1h) une courtine eouronnee de creneaux 
et d'archeres, l'homme place en A ne peut voir le pionnier B qu'a la 
condition d'avancer la tete en dehors des ereneaux; mais alors il se de- 
masque completement, et toutes les fois que des piOHHiGPS etaient atta- 
ehes au pied d'une muraille, on avait le soin de protcger leur travail en 
envoyant des volees de fleches, et de carreaux aux parapets lorsque-les
        

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