Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1104346
3119 
A11 Cl] ITECTUBE 
u dessous du chateaul. Nous descendimes a la barbacane et leurjetämes 
cet laneames tant de pierres et de carreaux, que nous leur fimes aban- 
(r donner ledit assaut; plusieurs d'entre eux furent tues et blesses 2. 
a Maisle dimanche suivant, apresla {etc de saint Michel, ils nous livre- 
(1 rent un tres-grandassaut;etnous, grace a Dieu et a nos gens,qui avaient 
a bonne volonte de se dcfendre, nous les repoussames zplusieurs d'entre 
u eux furent tues etblesses; aucun des notres, grace a Dieu, ne fut tue ni 
a ne reeut de blessure mortelle. Mais ensuite, le lundi M octobre, vers le" 
a soir, ils eurentbruit que vos gens, Madame, venaient a notre secours, et" 
n ils mirent le feu aux maisons du bourg de Carcassonne. Ils ont detrnit 
a entieremeut les maisons des freres Mineurs et les maisons d'un monasi 
u tere de la bienheureuse Marie, qui etaient dans le bourg, pour prendre' 
a les bois dont ils ont fait leur palis. Tous ceux qui etaient audit siege 
a Tabandonncrent furtivement cette meme nuit, meme ceux du bourg. 
a Quant anous, nous etions bien Iarepares, gracc a Dieu, a attendre, 
a Nladame, votre secours, tellement que, pendant le siege, aucun de nos 
a gensne Inanquait de vivres, quelque pauvre qu'il lut; bien plus, Madame, 
u nous avions en abondance le ble et la viande pour attendre pendant 
u longtemps, s'il l'eut fallu, votre secours. Sachez, Madame, que ces mal4 
(c faiteurs tuercnt, le secondjour de leur arrivee, trente-trois pretres et 
aantres clercs qu'ils trouverent en entrant dans le bourg; sachez en 
a outre, Madame, que le seigneur Pierre de Voisin, votre connetablc de 
a CAFCaSSOHHO; Raymond de Capendu, Gcrard d'Ermenville, se sont tres-A 
a bien conduits dans cette allaire. Neanmoins le connetable, par sa vigi- 
u lance, sa valeur et son sang-froid, s'est distingue par-dessus les autres, 
a Quant aux autres affaires de la terre, nous pourrons, Madame, vous en 
c: dire la verite quand nous serons en votre presence. Sachez donc qu'ils 
a ont commence a nous miner fortement enseptendroits. Nous avons 
a presque partout contre-mine et n'avons point epargne la peine. Ils 
acommencziicnt a miner a partir de leurs maisons, de sorte que nous 
a ne savions rien avant qu'ils arrivassent a nos lices. 
u Fait a Carcassonne, le 13 octobre 12110. 
a Sachez, Madame, que les ennemis ont brüle les chäteaux et les lieux 
a ouverts qu'ils ont rencontres dans leur fuite. n 
Quant au belier des anciens, il etait certainement employe pour battre 
10 pied des murailles dansles sieges, des le xne siecle. Nous empruntons 
encore au poeme provencal de la croisade contre les Albigeois un pas- 
sage qui ne peut laisser de doute 51 cet egard. Simon de Montfort veut se- 
courir le chätcau de Beaucaire qui tient pour lui et qui est assiege par 10,- 
hzibitants; il assiege la ville, mais il n'a pas construit des machines suffi- 
1 La principale bm-bacanc, celle situäe du cbtd de PAudc 31 l'ouest (voy. fig_ 9)_ 
2 En effet, il Üxllait descendre du chäteau, situä en haut de la colline, 51141 barbncanc. 
commandant le faubourg: en bHS de l'escarpement. (Voy. 10 plan de la citä de CarcasÄ 
sonne aprL-s le siäge de 42110, Hg. M.)
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.