Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1104293
ARCIIIÜ 
PECTURE 
31111 
v Chilälillllä. Car il avoit dons chastiaus devant les chas el dons massons 
(r darrieresles chastiaus, pour couvrir cens quiguieteroient, pop les 90s des 
a engins ans SarrazinsJiquelavoit seize engins tous flrois 1. n Dassaillaiit 
zippuyait ses beffrois et chats par des batteries de machines dejet, trebu- 
ehets (tribuguiazaz), mangonneaux (mangoniautc), oalabres, pierrieres, et 
par des arbaletriers proteges par des boulevards ou palis terrasses de elaies 
et de terre, ou encore par des tranchees, des fascines et mantelets. Ces 
divers engins (trebuchets, calabres, mangonneaux et pierrieres) etaient 
mus par des contre-poids, et possedaient une grande justesse de tir 2; ils 
ne pouvaient toutefois que detrnire les creneaux et empocher Passiegeant 
de se maintenir sur les murailles ou demonter leurs machines. 
1 Le sire (le Joinville, Hist. du roi saint Louys, edit. 1668, du (lange, p. 37. -Dans 
ses observations, page 69, du (lange explique ainsi ce passage : a Le roy saint Louys fit 
a donc faire deux beffrois, on tours de bois, pour garder ceux qui travaillaient a la 
a chaussde: et ces beffrois estoient appelles chats chateils, c'est-indue cati casiellatz", 
a parce qu'au dessus de ces chats, il y avoit des especes de chateaux. Car ce n'estoit pas 
a de simples galeries, telles qu'estoient les chats, mais des galeries qui estoient detendues 
a par des tours et des beffrois. Saint Louys en Pepistre de sa. prise, parlant de celle 
a chaussee : aSaracenz' aulem e contra tells reszlslenles conalibzcs nzaclziftzb" nostrzs qufig 
a erezceranzzls, ibizlenz nzacltinas opposuerzlnt quamplures, quibus castella novtra llgneu, 
a (IUIÜ super passunz c0llof.'r1rz' feceranzus eumrleru, conquassata lapidzlfus el COIIfiTLIJlII 
a cenzbusserzlnl {olaliter igne grreco..." n Et je crois que l'otage inlericur de ces tours 
a (chateils) estoit a usage de chats et galeries, a cause de quoy les chats de cette sorte 
a estoient appelles chus eluzlels, destin-dire, comme je viens de le remarquer, chats for- 
a tifies de chateauv. L'auteur qui a (lecrit le siegc qui fut mis devant Zara par les Veni- 
u tiens en l'an 13116, lib. il, c. vl, apur] Jomz. Lueium de WJÜTZO DulmaL, nous represente 
a ainsi cette cspcce de chat : a Allud erat hoc ingeniunz, unux caltus ligneux salis clebflif 
aemt confecllonzs, quem nzaclzzizw jHdIYE seepius jactrzndo penetrabzznf, in quo ernt 
u constructa quzezllznz enzlnens furris Lluorunz propugnaculoruuz. Ipsam (lue: WIIIJÜÜIZIÜ 
a currucw supporlabunt. v Et parce que ces machines n'estoient pas de simples chats, elles 
a furent nommees chats faux, qui avoient figure de belfrois et de tours, et neanmoins 
a estoicnt ai usage de chats. Et c'est ainsi que l'on doit entendre ce passage de Froissart : 
(c Le lendemain vinzlrenl fleur nzaitres engigneurs au duc de Normandie, qui (llrCill que 
(m'en leur voulait livrer du bois et ouvriers, ils feraient quatre clzaffaua; (quelques 
a manuscrits ont chats) que l'on nzenerozt aus murs du chaste! et seraient si hauts 
a qu'ils surnwnterozkvll les" azur-f. a D'en vient le mot (YEA-cltrtffzzzlm, parmi nous, pour 
a signifier un plancher haut eleve. n (Voyez le Recueil de Bourgogne, de M. Perard, 
p. 395.)  
9- Voy. Elutles sur le passe et l'avenir de l'artillerie, par le prince  Bonaparte, t. Il. 
Cet ouvrage, plein de recherches savantes, est certainement le plus COmPIÜt de tous COU! 
qui s'occupent de l'artillerie IIIIClOHIIIT-VOlCl la description que donne du lrebucltet l'illustre 
auteur ; a ll consistait en une poutre appclee verge ou fleclze, tournant autour d'un axe hori- 
zontal porte sur des montants. A l'une des extremites de la verge on fiXIlil 1111 COIIiFQ-poids, et 
51 l'autre une fronde qui contenait lc projectile. Pour bander la machine, c'est-incline pour 
abaisser la verge, on se servait d'un treuil. La fronde citait la partie la plus importante de la. 
nmchille, et, düipres les experiences et les calculs que le colonel Dufour a iuseres dans
        

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