Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1104118
{ ARCHITECTURE 1  325  
timents. La premiere etait ce type de la villa romaine suivi dans les pre- 
mieres habitations seigneuriales; or la villa antique, habitation rurale, 
ne presentait pas dans son ensemble des dispositions symetriques. La se- 
conde etaitla necessite, dans des habitations fortifiees la plupart du temps, 
de profiter des dispositions naturelles du terrain, de soumettre la posi- 
tion des batiments aux besoins de la defense, auxservices divers auxquels 
il fallait satisfaire. La troisieme, Fexcessive etroitesse et Pirregularite des 
terrains livres aux habitations particulieres dans des villes populeuses, 
enserrees entre des murailles d'autant plus faciles a defendre qu'elles 
offraient un moins grand perimetre. C'est ainsi que les lois de la syme- 
trie, lois si ridiculement tyranniques de nos jours, n'avaient jamais exerce 
leur influence sur les populations du moyen age, surtout dans des con- 
trees ou les traditions romaines etaient effacees. Mais quand, au com- 
mencement du xvi" siecle, Fetude de Yantiquite et de ses monuments fit 
connaitre un grand nombre de plans d'edilices romains oil les lois de la 
symetrie sont observees; les chateaux feodaux, ou les batiments semblent 
places pele-mele suivant les besoins, dans des enceintes irregulieres; les 
maisons, palais et monuments publics eleves sur des terrains traces par 
le hasard, parurent aux yeux de tous des demeures de barbares. Avec la 
mobilite qui caracterisefesprit francais, on se jeta dans Fexces contraire, 
et l'on voulut mettre de la symetrie meme dans les plans d'edilices qui, 
par leur nature et la diversite des besoins auxquels ils devaient satisfaire, 
n'en comportaient aucune. Nombre de riches seigneurs se firent elever 
des demeures dont les plans symetriques flattent les yeux sur le papier, 
mais sont parfaitement incommodes pour l'habitation journaliere. Les mai- 
sons des bourgeois conserverent plus longtemps leurs dispositions sou- 
mises aux besoins, et ce ne fut guere qu'au xvn" siecle qu'elles commen- 
cerent, elles aussi, a sacrifier ces besoins aux lois quelque peu vaines de 
la symetrie. Une fois dans cette voie, l'architecture civile perdit chaque jour 
de son originalite. De l'ensemble des plans cette mode passa dans la dispo- 
sition des facades, dans la decoration, et il ne fut plus possible de juger 
dans un edifice, quel qu'il füt, du contenu par le contenant. L'architecture, 
au lieu d'etre l'enveloppe j udicieuse des divers services qui constituent une 
habitation, imposa ses lois, ou ce qu'on voulut bien appeler ses lois, aux 
distributions interieures; comme si la premiere loi en architecture n'e- 
tait pas une soumission absolue aux besoins l comme si elle etait quelque 
chose en dehors de ces besoins l comme si les formes purement conven- 
tionnelles qu'elle adopte avaient un sens, du moment qu'elles genent au 
lieu de proteger ! Cependant l'architecture civile de la renaissance, sur- 
tout au moment ou elle nait et commence a se developper, Gest-a-dire de 
1500 a 1550, conserve presque toujours son caractere d'habitation ou d'e- 
tablissement public, si franchement accuse pendant la periode gothique. 
Uelement antique n'apporte guere qu'une enveloppe decorative ou un 
besoin de pondäration dans les dispositions des plans; et il faut dire que, 
sous ce double point de vue, l'architecture civile de 1a renaissance fran-
        

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