Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1103813
[ ARCHITECTURE ]  296  
les batiments; de plus un mächicoulis surmonte cette porte. On entre dans 
une premiere cour etroite et fermee, puis dans lr cloitre G. El5' sont des 
clochers creneles, sortes de donjons qui dominent les cours et batiments. 
Sous le clocher E etait Yentree de Yeglise pour les Iideles. I, les dortoirs; 
K, le refectoire et L la cuisine; H, la bibliotheque; N, les pressoirs; O, l'in- 
firmerie; M, les logements des hotes et de l'abbe'; X, des granges et cel- 
liers. Des jardins garnis de treilles etaient places en P, suivant l'usage, 
derriere l'abside de Peglise. Une petite riviere R 1 protegeait la partie la 
plus faible des murailles et arrosait un grand verger plante en T. Cette 
abbaye avait ete fondee pendant le 1x6 siecle, mais la plupart des construc- 
tions indiquecs dans ce plan dataient de la seconde moitie du XIIE siecle. 
ll y a lieu de penser meme que les defenses ne remontaient pas a une 
epoque anterieure au X111" siecle. 
Les abbes ctant, comme seigneurs feodaux, justiciers sur leurs domaines, 
des prisons faisaient partie des batiments du monastere; elles etaient 
presque toujours placees a cote des clochers, souvent meme dans leurs 
etages inferieurs. Si, dans le voisinage des villes et dans les campagnes, les 
constructions monastiques, au X1118 siecle, rappelaient chaque jour davan- 
ta ge les constructions feodales des seigneurs seculiers, dans l'enceinte des 
villes, au contraire, les abbayes tendaient a se meler a la vie civile; sou- 
vent elles detruisaient leurs murailles primitives pour batir des maisons 
regulieres ayant vue et entree sur le dehors. Ces maisons furent d'abord 
oecupecs par ces artisans que nous avons vus enfermes dans l'enceinte des 
couvents; mais si ces artisans dependaient encore du monastere, ce n'etait 
plus que comme fermiers, pour ainsi dire, obtenant l'usufruit de leurs 
logis au moyen d'une redevance sur les benefices qu'ils pouvaient faire 
dans l'exercice de leur industrie; ils n'etaient d'ailleurs astreints aaucune 
regle religieuse. Une fois dans cette voie, les monasteres des villes perdirent 
bientot toute action directe sur ces tenanciers, et les dependances secu- 
lieres des maisons religieuses ne furent plus que des proprietes rapportant 
un produit de location. On ne peut douter toutefois que les corporations 
de metiers n'aient pris naissance au milieu de ces groupes industriels que 
les grandes abbayes avaient formes autour d'elles. C'est ainsi que l'institut 
benedictin avait initie les populations a la vie civile; et, a mesure que celle- 
ci se developpait sous le pouvoir protecteur de la royaute, les monasteres 
voyaient leur importance et leur action exterieure decroitre. L'enseigne- 
ment seul leur restait; mais leur qualite de proprietaires fonciers, leur 
richesse, la gestion de biens considerables qui süätaient demesurement 
accumules dans leurs mains depuis les croisades, ne leur laissaient guere 
1 Rivibrc Tirctaine.  L'abbaye de Saint-Allyre avait ätä rebätie sous le pontificat de 
Pascal Il, par consfiquent dans les premiäres annäes du me siäclc. Elle ätait autrefois 
comprise dans l'enceinte de la ville de Clermont, mais ne flll fOPÜÜÜG que plus tard, 
lorsqu'elle fut laissäe en dehors des nouvelles fortifications, vers la ün du xne siäclc. 
KMabiÜOn, Amz. Bened. -'Antiguz'tds de la France, iu-12, 1631.)
        

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