Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1103615
A IÄCIIITECTURE 
276 
elle est jointe au lalan de ce monastere donne plus haut, et est intitule-e 
villce Oulraube. En A est la porte principale de l'enceinte, traversee par 
un cours d'eau B; deux granges immenses, dont l'une est a sept nefs, 
sont baties en C; l'une de ces granges a son entree sur les dehors. Dans 
une enceinte particuliere D sont disposes les batiments d'habitation des 
freres convers et des valets; en E sont des etables et ecuries. ljne LIUlPC 
porte s'ouvre a Fextremite opposee a la premiere, en F ; c'est la que loge 
le frere hospitalier. Ces villor n'etaient pas toujours munies de chapelles, 
et leurs habitants devaient se rendre aux eglises des abbayes ou prieures 
voisins pour entendre les offices. 
Il fallait, conformement aux statuts de l'ordre, qu'une villa, qu'une 
grange, fussent placees a une certaine distance de l'abbaye märe pour 
prendre le titre d'abbaye, et qu'elles pussent suffire a l'entretien de treize 
religieux au moins. Quand les etablissements ruraux ne possedaient que 
des revenus trop modiques pour nourrir treize religieux, ils conservaient 
leur titre de villa ou de simple grangel. 
L'ordre benedictin de Cluny possedait des etablissements secondaires 
qui avaient des rapports avec les granges cisterciennes ; on les designait sous 
le nom dbbädiences 2. Ces petits etablissements possedaient tout ce qui 
constitue le monastere: un oratoire, un cloitre avec ses dependances; puis 
autour d'une cour voisine, ouverte, les batiments destines a l'exploitation. 
(Tetait dans les obediences qu'on releguait pendant un temps plus ou 
moins long les moines qui avaient fait quelque faute et devaient subir une 
penitence; ils se trouvaient soumis a Yautorite du prieur, et condamnes 
 aux plus durs travaux 
 11 manuels, remplissant 
A, M1  JARDIN les fonctions qui, dans 
pifwtii"  les grands etablisse- 
Igijf x  ' _ H": ments, etaient coniiees 
  M E"   G aux valets. La plupart 
lai]!  n",      
l, c M de ces domaines ruraux 
  A _  1, f. H sont devenus depuis 
M 3-  II D l  longtemps des fermes 
   ' W:- j abandonneesauxmains 
Mm ü   laiques, car bien avant 
zifülk 1; l m, la revolution du dernier 
 siecle, les moines n e- 
taient plus astreints a ces penitences corporelles; cependant nous en avons 
vu encore un certain nombre dont les batiments sont assez bien conserves. 
Aupres d'Avallon, entre cette ville et le village de Savigny, dans un val- 
lon fertile, perdu au milieu des bois et des prairies, on voit encore s'elever 
un charmant oratoire de la fin du xne siecle, avec les "restes d'un cloitre 
et des dependances en ruine. Nous donnons (fig. 11) 10 plan de cette obe- 
1 Annales cistera, t. III, p. 11110, et t. IV, P- 370- 
2 Du Cange, Glossaire.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.