Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1103427
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ARCHITECTURE 
a les hotes a cheval etaient reeus par 1e custode ou gardien de Fhütellerie, 
a ainsi les voyageurs a pied Petaient par Faumonier. A chacun Faumonier 
a distribuait une livre de pain et une mesure suffisante de vin. En outre, 
u  la mort de chaque frerc, on distribuait pendant trentcjours sa portion 
((2111 premier pauvre qui se presentait. On lui donnait en sus dela viande 
a comme aux hotes, et a ceux-ci un denier au moment du depart. Il y 
u avait tous lesjours dix-huit prebendes ou portions destinees aux pauvres 
a du lieu, auxquels on distribuait en consequence une livre de pain; pour 
e pitance, des feves quatre jours la semaine, et (les legumes les trois autres 
cJOUPS. Aux grandes solennites, et vfingt-cinq fois par an, la viande rem- 
aplacaitles feves. Chaque annee, a Paques, on donnait a chacun d'eux 
a neuf coudees (Petoffc de laine, et a Noel une paire de souliers. Six reli- 
u gieux etaient employes a ce service : le majordome, qui faisait la distri- 
a bution aux pauvres et aux hotes ; le portier de Faumoncrie ; deux allaient. 
(f chaque jour aubois, dans la foret, avec leurs fines; les deux autres etaient 
c charges du four. On distribuait des aumones extraordinaires a certains 
Hjours anniversaires et en memoire de quelques illustres personnages, 
a tels que saint Odilon, l'empereur Henri, leroi Ferdinaud (lits de Sanche 
u le Grand, roi de Castille et de Leon, mort le '27 decembre 1065) et son 
(repense, et les rois (Hlspagne. Chaque semaine, Fanmonier lavait les 
a pieds a trois pauvres, avec de l'eau chaude en hiver, etil leur donnaitb. 
u chacun une livre de pain et la pitanee. En outre, ehaquejour, on distri- 
ubuait douze tourtes, chacune de trois livres, aux orphelins et aux veu- 
u ves, aux boiteux et aux aveugles, aux vieillards et a tous les malades qui 
u se presentaient. (Yetait encore le devoir de Yaumonicr de parcourir, 
aune fois la semaine, le territoire de l'abbaye, sünformaxit des malades, 
(10131611? remettant du pain. du vin, et tout ce qu'on pouvait avoir de 
e meilleur. n Udalric ajoute plus loin que Fannee ou il (Eerivfit  coutumes, 
on avait distribue deux cent cinquante jambons, et fait Faumone a dix- 
sept mille pauvres. Chaque monastere dependant de Cluny imitait cet 
exemple selon ses moyens. Si nous ajoutons a ces occupations, toutes cha- 
ritables, Factivite cxterieure des moines de (Iluny, leur influence politique 
et religieuse, les affaires considerablcs fjufils avaient a traiter, la gestion 
spirituelle et temporelle de leurs domaines et des prieures qui depen- 
rlaient de l'abbaye mere, l'enseignement de la jeunesse, les travaux litte- 
raires du cloitre, et enfin l'accomplissement de nombreux devoirs reli- 
gieux de jour et de nuit, on ne s'etonnera pas de l'importance qu'avait 
zicquise cette maison a la fin du x16 siecle, veritable gouvernement qui 
(levait tout attirer alui, grands et petits, influence morale et richesses. 
C'est alors aussi que la construction de ia grande cglise est commencee. 
Du temps de saint Hugues, Feglise de Cluny ne suffisait plus au nombre 
des moines; cet abbc entreprit, en 1089, de la reconstruire. La legende 
intägralemcnt imprimäcs dans le Spicilegzäznz (t. I, in-folio, p. 6M et suiv.) On les 
rdunics ä l'oeuvre du moine Bernard, dont il est Fabreiviatcur (in-ZIG en 126 pages). 
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il
        

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