Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1103313
[ ARCHITECTURE 
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clinteret qu'elle renferme et l'esprit qui l'a dictee 1 : elle fait comprendre 
d'ailleurs l'importance morale et materielle que l'on donnait alors aux 
etablissements religieux, les influences auxquelles on voulait les sous- 
traire, et la grande mission civilisatrice qui leur etait confiec; elle revele 
enfin toute une epoque. 
u Tout le monde peut comprendre, dit le testateur, que Dieu n'a donne 
a des biens nombreux aux riches que pour qu'ils merilent les recom- 
a penses eternellcs, en faisant un bon usage de leurs possessions tempo- 
u raires. C'est ce que la parole divine donne a entendre et conseille ma- 
a nifestement lorsqu'elle dit: Les richesses de l'homme sont la rädefnptimz 
a de son äme (Proverbes). Ce que moi, Guillaume, comte et duc, et Ingel- 
uberge, 1na femme, pesant mürement, et desirant,quand il en est temps 
a encore, pourvoir a mon propre salut, j'ai trouve bon et meme neces- 
asaire de disposer au profil; de mon äme de quelques-unes des choses 
a qui me sont advenues dans le temps. Car je ne veux pas, a mon heure 
aderniere, meriter le reproche de n'avoir songe qu'a l'augmentation 
a de mes richesses terrestres et au soin de mon corps, et ne nfetre re- 
a serve aucune consolation pour le moment supreme qui doit m'enlever 
n toutes choses. Je ne puis, ä cet egard, mieux agir qu'en suivant le pre- 
a cepte du Seigneur : Je me ferai des amis parmi les pauvres, et en pro- 
u longeant perpetuellement mes bienfaits dans la reunion de personnes 
u monastiques que je nourrirai a mes frais; dans cette foi, dans cette es_ 
a perance, que si je ne puis parvenir assez moi-meme a mepriser les choses 
u de la terre, cependant je recevrai la recompense des justes, lorsque les 
u moines, contempteurs du monde, et que je crois justes aux yeux de 
a Dieu, auront recueilli mes liberalites. C'est pourquoi, a tous ceux qui 
u vivent dans la foi et implorent la misericorde du Christ, a tous ceux 
u qui leur succederont et qui doivent vivre jusqu'a la {in des siecles, je 
a fais savoir que, pour l'amour de Dieu et de notre sauveur J esus-Christ, 
a je donne et livre aux saints apotres Pierre et Paul tout ce que je pos- 
n sedc a Cluny, situe sur la riviere de Grone, avec la chapelle qui est de- 
u diee a sainte Marie, mere de Dieu, et a saint Pierre, prince des apotres, 
a sans rien excepter de toutes les choses qui dependent de mon domaine 
ade Cluny (villa), fermes, oratoires, esclaves des deux sexes, vignes, 
a champs, pres, forets, eaux, cours d'eaux, moulins, droit de passage, 
a terres incultes ou cultivees, sans aucune reserve. Toutes ces choses 
((30111; situees dans le comte de Macon ou aux environs, et renfermees 
a dans leurs confins, etje les donne auxdits apotres, moi, Guillaume, et 
a ma femme lngelberge, d'abord pour l'amour de Dieu, ensuite pour 
a l'amour du roi Eudes, mon seigneur, de mon pere et de ma mere ; pour 
a moi et pour ma femme, dest-a-dire pour le salut de nos ames et de nos 
a corps ; pour Pame encore d'Alhane, ma soeur, qui m'a läisää tOUtBS ces 
1 C'est de l'excellent ouvrage de M. P. 
(Bibi. Clun., col. 1, 2, 3, IL.) 
que nous 
Lorain 
extrayons cette traduction.
        

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