Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1103023
 217  [ ARCHITECTURE l 
Justinien, ce sont des eglises a coupole portee sur quatre pendentifs 
(voy. PENI)ENTIF).ÜI' ces monuments n'ont une influence directe bien mar- 
quee que sur les bords du lthin, par suite de la preponderance donnee aux 
arts d'0rient par Charlemagne; dans la partieoceidentale de l'Aquitainc 
surtout, par l'imitation de Saint-Marc de Venise, et en Provence par les 
relations constantes des commercants des Bouches-clu-Rhoneavec la G rece, 
Constantinople et le littoral de FAdriaIique. Partout ailleurs si l'influence 
byzantine se fait sentir, c'est a l'insu des artistes pour ainsi dire, c'est par 
une infusion plus ou moins prononcee due, en grande partie, 51 l'introduc- 
tion d'objets d'art, (Fetoffes, (le manuscrits orientaux dans les dilferentes 
provinces des Gaules, ou par des imitations de seconde main, executees 
par des architectes locaux. Aux x18 etxnesiecles, les relations de TOcCident 
avec l'Orient etaient comparativement beaucoup plus suivies qu'elles 
ne le sont aujourd'hui. Sans compter les croisades, qui precipitaient en 
Orient des milliers de Bretons, d'Allemands, de Francais, d'ltaliens, de 
Provencaux, il ne faut pas perdre de vue l'importance des etablissements 
religieux orientaux, qui entretenaient des rapports directs et constants 
avec les monasteres de l'0ecident; le "commerce; l'ancienne preponde- 
rance des arts et des sciences dans l'empire byzantin; rem relativement 
civilise des peuples arabes; la beaute et la richesse des produits de leur 
industrie; puis enfin, pour ce qui touche particulierement a l'architecture 
religieuse, la veneration que tous les chretiens occidentaux portaient aux 
edifices eleves en terre sainte. Un exemple, au premier abord, reposant 
sur une base bien fragile, mais qui, par le fait, est d'une certaine valeur, 
vient partieulierement appuyer ces dernieres observations, et leur oter 
ce qu'elles pourraient avoir Jhypothetiquc aux yeux des personnes qui, 
en archeologie, n'admettent avec raison que des faits. Dans l'ancienne 
eglise Saint-Sauveur de Nevers, ecroulee en 1839, existait un curieux 
chapiteau du commencement du xnc siecle, sur lequel etait sculptee une 
ÜSÜSe C1116 HOUS donnons ici (fig. 117). Cette eglise est completement orienl 
tale. Coupole au centre portee sur pendentifs que le sculpteur a eu le soin 
d'indiquer naivement par les arcs-doubleaux apparaissant a Fexterieur, 
a la hauteur des combles; transsept termine par des absides semi-eircu- 
laires, construction de maconnerie qui rappelle les appareils ornes des 
eglises grecques; absence de contre-forts, si apparents a cette epoque 
dans les eglises francaises; couvertures qui n'ont rien d'occidental; clo- 
cher cylindrique plante ä cote de la nef, sans liaison avec elle, contraire- 
Iment aux usages adoptes dans nos contrees; porte carree, non surmontee 
d'une archivolte; petites fenetres cintrees, rien n'y manque : c'est la un 
edifice tout autant byzantin que Saint-Marc de Venise, qui n'a de byzantin 
(1116 ses coupoles a pendentifs et son narthex, et qui, comme plan, rap- 
pelle une seule eglise orientale detruite aujourd'hui, celle des Saints- 
Apotres 1. Or, a Nevers, au xne siecle, voici un ouvrier sculpteur qui, sur 
_Ce curieux 
fragment 
fut däcouvert 
dans les däcombres 
de 
Fdglisc 
l.  
Saint-Sun vcu r 
 28
        

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