Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1102923
 207  [ ARCHITECTURE ] 
fureur de batir, et de remplacer les vieux edilices romans par dlelegantcs 
constructions elevees avec une rapidite prodigieuse. Les eveques etaien; 
51 la mm de ce mouvement, et faisaient, dans toutes les provinces du Nord, 
femm leurs cathädrales sur de nouveaux plans que l'on venait modifier 
et amplifier encore a peine achevees. Les grandes cathedrales elevees de 
1160 a 12110 n'etaient pourvues de chapelles qu'au chevet. Les nefs, ainsi 
que nous l'avons dit plus haut, ifetaient accompagnees que de collate- 
raux doubles ou simples. La cathedrale de Paris, entre autres, etait de- 
pourvue de chapelles meme au rond-point probablement; celles de Bourges 
et de Chartres n'ont que de petites chapelles absidales laouvant a peine 
contenir un autel. En 1230, la cathedrale de Paris etait achevee (voy. GA- 
THÜDRALE), et en 12110 deja on crevait les murs des bas cotes de la nef 
pour etablir des chapelles eelairees par de larges fenetres a meneaux 
entre les saillies des contre-forts. Cette operation etait continuee vers 
11260 sur les cotes paralleles du choeur; les deux pignons du transsept 
etaient entierement reconstruits avec roses et claires-voies a11-dessous, 
les fenetres superieures de la nef et du choeur elargies et allongees jus- 
qu'au-dessus des archivoltes de la galerie du premier etage; par suite, les 
voütes de cette galerie modiliees; et enfin au commencement du XIVe sieole 
on etablissait de randes chapelles tout autour du rond-point. Tel etait 
alors le desir de sätisfaire aux besoins et aux goüts du moment, qu'on 
uhesitait as a re rendre de fond en comble un immense edilice tout 
neuf, pourrie mettrie en harmonie avec les dernieres dispositions adoptees. 
Toutefois la constructionedes chapelles de la nef de la cathedrale de Paris 
devance de beaucoup l'adoption de ce parti dans les autres eglises du 
domaine royal. A lteims, la nef, dont la partie anterieure date de 1250 
environ, n'a pas de chapelles; a Amiens, on ne les etablit que pendant 
le XIVe siecle. A cette epoque, on n'admettait plus guere de bas cotes 
sans chapelles: les plans des nefs des cathedrales de Glermont-Ferrand, 
de Limoges, de Narbonne, de Troyes, ont etc conqus avec des chapelles; 
ceux des cathedrales de Laon, de Rouen, de Coutances, de Sens, sont 
modifies pour en recevoir, de 1300 a 1350. 
Les nefs des eglises appartenant a la regle de Cluny etaient preceflees 
d'une avant-nef ou porche ferme, ayant une tres-grande importance, 
comme ä Vezelay, a la Charite-sur-Loire, a Cluny meme; ces porches 
etaient surmontes de deux tours; quatre tours accompagnaient en Outre 
les deux croisillons du transsept, et un clocher central couronnait la croi- 
see. Cette disposition, qui date du xue sieele, n'est pas adoptee dans les 
cglises de la regle de (liteaux; les nefs ne sont preeedees que d'un porche 
bas, ferme aussi, mais peu profond; le pignon de la facade n'est pas flanque 
de tours, non plus que les bras de la croisee; une seule fleche s'eleve 
sur le milieu du transsept : ainsi etaient concues les eglises de Glairvaux, 
de Fbntenayv, de Morimond, de Pontigny, etc. Ce luxe de tours ne pouvait, 
COHVenir 51 Pausterite de la regle de Giteaux : les religieux de cet Ordre 
Tfildmettaient que 1e strict necessaire; un seul clocher sur le milieu de
        

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