Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100795
Pour que l'artiste respecte son (BLIVFO, il faut qu'il l'ait concue avec 
la conviction intime que cette oeuvre est emanee d'un principe vrai, 
base sur les reglcs du bon sens; le goüt, souvent, n'est pas autre 
chose, et pour que l'artiste soit respecte lui-moine, il faut que sa 
conviction ne puisse etre mise en doute : or, comment supposer qu'on 
respectera l'artiste qui, soumis a toutes les puerilites d'un amateur 
fantasque, lui batira, suivant le caprice du moment, une maison 
chinoise, arabe, gothique, ou de la renaissance? Que devient l'artiste 
au milieu de tout ceci? N'est-ce pas le costumier qui nous habille 
suivant notre fantaisie, mais qui n'est rien par lui-meme, n'a et ne 
peut avoir ni preference, ni goüt propre, ni ce qui constitue avant 
tout l'artiste createur, l'initiative? Mais Petude d'une architecture 
dont la forme est soumise a un principe, comme le corps est soumis 
a l'intelligence, pour ne point rester stcrile, ne saurait etre incomplete 
et superlicielle. Nous ne craindrons pas de le dire, ce qui a le plus 
retarde les developpements de la renaissance de notre architecture 
nationale, renaissance dont on doit tirer profit pour l'avenir, c'est 
le zele mal dirige, la connaissance imparfaite d'un art dans lequel 
beaucoup ne voient qu'une forme originale et seduisante sans appre- 
cier le fond. Nous avons vu surgir ainsi de pales copies d'un corps 
dont l'aime est absente. Les archeologues, en decirivant et classant les 
formes, n'etaient pas toujours architectes praticiens, ne pouvaient 
parler que de Ce qui frappait leurs yeux; mais la connaissance du 
pourquoi devait necessairement manquer a ces classifications pure- 
ment materielles, et le bon seps public s'est trouve justement choque 
51 la vue de reproductions d'un art dont il ne comprenait pas la raison 
d'etre, qui lui paraissait un jeu bon tout au plus pour amuser quel- 
ques esprits curieux de vieilleries, mais dans la pratique duquel iI 
fallait bien se garder de s'engager- 
(Yest qu'en effet, s'il est un art serieux qui doive toujours etrc 
l'esclave de la raison et du bon sens, c'est l'architecture. Ses lois fon- 
damentales sont les mämeg dans tous les pays et dans tous les temps ; 
la premiere" condition du goüt en architecture, c'est d'otite soumis a
        

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