Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1102715
f ARCHITECTURE ]  1136  
rium dans le mur B. Une suite de petits arcs ou un second triforium aurait- 
cclairc ces combles en E; et pour contre-buter la grande voüte, il eut suffi 
de construire, au droit de chaque arc-doubleau, un arc-houtant C. repor- 
tant les poussees sur le contre-fortD, rendu plus resistant au moyen d'une 
plus forte saillie. Ce dernier pas etait bien facile afranchir ; aussi voyons-- 
nous presque tous les edifices religieux du domaine royal, de la Cham- 
pagne, de la Bourgogne et du Bourbonnais, adopter ce parti, non sans quel- 
ques tatonnements, pendant la seconde moitie du xucsiecle. Mais en renonf 
cant aux voütes en berceau dans les provinces du Nord et les remplacent 
par drsvoütes d'arete (meme lorsqu'elles etaient combinees comme celles 
du porche de Feglise de Vezelay, dest-a-dire tres-peu elevees), on devait 
en meme temps renoncer aux couvertures posees a cru sur ces voutes; il 
fallait des charpentes. Une nouvelle difficulte se presentait. Des voütes 
construites (Yapres le systeme adopte dans le porche de Vezelay exigeaient, 
ou des charpentes sans entraits, si les murs goutterots ne selevaient que 
jusquiau point E, dest-a-direjusquäi la hauteur de la clef des formerets, ou 
une surelevation de ces murs goutterots jusqu'au sommet G des grandes 
voütes, si "l'on voulait que les fermes fussent munies (Pentraits. Or nous 
voyons que, pour obtenir des jours directs au-dessus du triforium en B, on 
etait dejfi amene a donner une grande elevation aux murs des nefs : il etait 
donc important de gagner toutce qu'on pouvait gagner sur la hauteur; on 
fut alors entraine a baisser la clef des arcs-doubleaux des grandes voütcs 
au niveau des clefs des formerets, et comme conseqtience, les naissances 
de ces arcs-doubleaux durent elre plaeees au-dessous des naissances de 
ces formcrets (voy. CONSTRUCTION, Iig. A8 a 55). Ce futapres bien des hesita- 
tions que, vers 1220, les sommets des arcs-doubleaux et des formerets attei- 
gnirent delinitivement le meme niveau.Les grandes voutes de la nefet du 
porche de Vezelay ont de la peine a abandonner la forme primitive en ber- 
ceau; evitlemmentles constructeurs de cette epoque, touten reconnaissant 
que la poussee continue de la voüte en berceau ne pouvait convenira des 
edifices dont les plans ne donnent que des points diappui espaces, qu'il 
fallait diviser cette poussee au moyen de formerets et de voütes penetrant 
le berceau principal, n'osaient encore aborder franchement le parti de la 
voüte en arcs d'ogive; d'ailleurs ils eommencaient a peine, vers le milieu 
du X118 Sima, il poser des arcs ogives saillants, et les EIPÜIBS des voütes ne 
pouvaient etre maintenues sans ce secours, a moins d'un appareil fort 
complique que des maconneries de petits moellons ne comportaient pas. 
Les plus anciens arcs ogives ne sont que des nervures sajllantcs, des bou- 
dins, destores simples, doubles ou triples, qui sont evidemment places sous 
les aretes des voütes (lans l'origine, pour les decorer et pour donner un 
aspect moins froid et moins sec aux constructions. Dans le porche de 
Vezelay, par exemple, deux voütes seulement sont munies d'arcs ogives; 
ils ne sont qu'une decoration, et n'ajoutent rien a la solidite des voütes, 
qui ne sont pas combinees pour avoir besoin de leur secours. Les grandes 
toutes, presque coupoles, des cathedrales (YAUQCFS et de Poitiers, sont-
        

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