Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1102624
 177  [ ARCHITECTURE ] 
pentes, puisque non-seulement elles ferment les nefs et bas cotes, mais 
encore elles portent la couverture de tuiles ou de dalles de pierre. Ce 
fait est remarquable. Reconnaissant les inconvenients des charpentes, 
les architectes de ces provinces les supprimaient completement, et l'ai- 
gaient ainsi disparaitre toutes causes de destruction par lefeu. Dans les 
provinces du Nord, en Normandie, dans Flle-de-France, en Champagne, 
en Bgurgogile, en Picardie, lorsqulon se decide a voüler la basilique 
latine, on laisse presque toujours subsister la charpente ail-dessus de 
ces votites; on reuuit les deux moyens : la voüte, pour mieux clore Pedi- 
tice, pour donner un aspect plus digne et plus monumental aux inte- 
rieurs, pour empocher les charpentes, en cas d'incendie, de calciner les 
UCB; 111 Charpente, pour recevoir la couverture de tuiles, d'ardoises ou 
de plomb. Les couvertures posees directement sur la maconnerie des 
routes causaieut des degradations frequentes dans les climats humides; 
elles laissaient penetrer les eaux pluviales a Yinterieuif par intiltration, 
ou meme par suite de la porosite des materiaux employes, dalles ou terre 
cuite. Si les constructeurs septentrionaux, lorsqu'ils commenceront a 
vouter leurs-eglises, employerent ce procede, ils durent l'abandonner 
bieutot, en reconnaissant les ineonvenients quenous venons de signaler, 
et ils protegerent leurs voütes par des charpentes qui permettaient de 
surveiller l'extrados de ces voutes, qui laissaient circuler l'air sec au- 
dessus d'elles et rendaient les reparatious faciles. Nous verrons tout 
 l'heure ccuninent cette necessite contribuaaleur faire adopter une 
combinaison de voütes partieulieres. Les tentatives pour elever des 
eglises voütees ne se bornaient pas a celles indiquees ci-dessus. Deja des 
le xe siecle les architectes avaient eu l'idee de voütcr les bas cotes des 
basiliques latines au moyen d'une suite de berceaux plein cintre posant 
sur des arcs-doubleaux et perpendiculaires aux murs de la nef; la 
grande nef restait couverte par une charpente. Les restes de la basilique 
primitive de läibbaye de Saint-Front de Perigueux conservent une 
construction de ce genre, qui existait fort developpee dans Feglise abba- 
tiale de Saiut-lterrii de Reims avant les modifications apportees dans ce 
curieux monument pendant les xuc et XIIIE siecles. La ügure {t3 fera 
comprendre ce genre de batissc. Ces berceaux paralleles posant sur des 
itFCS-dOÜblGüÜX dont les naissances mettaient pas tres-elevecs au-dessus 
du sol ne pouvaient Iaousser a Yiuterieur les piles des nefs chargees par 
des murs eleves;_et des fenetres prenant des jours directs etaient ouvertes 
aig-dessus des bas cotes. Dans la llzlute-Blarne, sur les bords de la haute 
Satine, en Normandiegil devait exister au Xlc siecle beaucoup (Yeglises 
(levees suivant cesysteme, soit avec des voütcs en berceaux perpentili- 
ftulaires a la nef, soit avec des voutesdarete sur les bas ttotes; les nefs 
isestaient couvertes [seulement par des charpentes. La plupart de. 0,353 
Gdilices ont etc modifies au xiu" ou au xlve siecle, dest-a-dire qu'en a, 
construit des voütes hautes sur les murs des nefä 0D 105 contre-butant 
Pillftles tircs-boutants; mais on retrouve facileinent- les traces decee 
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