Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1102533
ARCHITECTURE 
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qui, sans etre copie sur tel ou tel edifice existant, resume l'ensemble de 
ces dispositions. -I est le portique qui precede la nef, le narthex de 
la basilique primitive, sous lequel se tiennent les penitents auxquels 
tentree de Feglise est temporairement interdite, les pälefllligglilifivgnt 
avant l'ouverture des portes. De ce porche, qui generalement est couvert 
en appentis, on penetre dans la nefet les bas cotes par trois portes 
fermees pendant lejour par des voiles. N, les fonts baptismaux places 
soit au centre de la nef, soit dans l'un des collateraux I-I. G, la nef au 
milieu de laquelle est rescrve un passage libre separant les hommes des 
femmes. P, la tribune, les ambons, et plus tard le jube ou l'on vient lire 
lepitre et Fevangile. A, le bas choeur ou se tiennent les clercs. 0, l'en- 
tree de la confession, de la crypte qui renferme le tombeau du saint sur 
lequel Feglise a ete elevee; des deux cotes, les marches pour monter au 
sanctuaire. C, l'autel principal. B, Yexedre au milieu duquel est place 
le siege de Feveque, de Fabbe ou du prieur; les stalles des chanoines 
ou des religieux s'e'tcndent plus ou moins a droite et a gauche. E, les 
extremites du transsept. D, des autels secondaires. F, la sacristie, coin- 
niuniquant au eloitre L et aux dependances. Quelquefois du porche on 
penetre dans le cloitre par un passage et une porterie K. Alors les clo- 
chers etaient presque toujours places, non en avant de Feglise, mais 
pres du transsept, en M, sur les dernieres travees des eollateraux. Les 
religieux se trouvaient ainsi plus a proximite du service des cloches 
pour les offices de nuit, ou n'etaient pas obliges de traverser la foule 
(les lidelcs pour aller sonner pendant la messe. L'abbaye Saint-Germain 
(les Pres avait encore, a la lin du siecle dernier, ses deux tours ainsi 
placees. Cluny, Vczelay, beaucoup d'autres eglises abbatiales, de prieu- 
rcs, des paroisses meme, un grand nombre de cathedrales, possedent ou 
possedaient des clochers disposes de cette maniere. Chalons-sur-hlarne 
laisse voir encore les etages inferieurs de ses deux tours haties des deux 
Cotes du choeur. Uabbe Lcbeuf, dans son histoire du dioccse d'Auxerre, 
rapporte qu'en 4215, leveque Guillaume de Seigneltiy, faisant rebatir 
le choeur de la cathedrale de Saint-Etienne que nous admirons encore 
aujourd'hui, les deux clochers romans, qui n'avaient point encore aie 
deniolis, mais qui etaient sapesaleur base pour permettre Fexecution 
des nouveaux ouvrages, secroulerent l'un sur l'autre sans briser lejube, 
ce qui fut regarde comme un miracleä 
A cette epoque (nous parlons du xe siecle), les absides et les etages 
inferietirs des clochers etaient presque toujours les seules parties voütees; 
les nefs, les bas cotes, les transsepts, etaient couverts par des charpentes. 
Cependant deja des efforts avaient ete tentes pour etablir des voütes dans 
les autres parties des edifices religieux oh ce genre de construction ne 
1 Jlläm. concernant Flzisl. civile Iff 000155- (fAuacerre et de son ancien (Iiocävff, P0P 
Fabbä Lebcuf, publiä par MM. Challe Ct Quantin, t. I, p. 377 (Paris, Didron; Auxerrc. 
Perriquct, 1858).
        

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