Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1102247
 139  I ARCHITECTURE j 
quaient alors en Syrie, a Bagdad, en Egylilte, surles cotes de l'Asie Mineure, 
äConstantinople, enSicile et en Espagne. Ces etolles d'origine erienene, 
que l'on retrouve dans presque tous les tombeaux du X112 siecle ou sur les 
peintures, etaient fort en vogue a cette epoque; le haut cierge particulie- 
rement les employait dans les vetements sacerdotaux,pour les rideaux en 
"les parements d'autel (voy. AUTEL), pour couvrir les chasses des saints. Les 
tapis sarrazinais, comme on les appelait alors, et qui originairement etaient 
fabriques en Perse, se placaient dans les eglises ou dans les palais des riches 
seigneurs. Les premieres croisades et les eonquetes des Normands en Si- 
.cile et en Orient ne tirent que repandre davantage en France, et en Nor- 
mandie principalement, le goüt de ces admirables tissus, brillants et har- 
monieux de couleur, d'un dessin si pur et si gracieux. L'architecture de la 
Saintonge, du Poitou, de l'An1ou, du Maine, et surtout de la Normandie, 
s'empara de ces dessins et de ce mode de coloration. Partout ou des mo- 
numents romains d'une certaine richesse d'ornementation existaient 
encore dans l'Ouest,l'ini1uence de ces tissus sur l'architecture est peu sen- 
sible. Ainsi 21 Perigueux, par exemple, dans l'antique Vesone remplie de 
dehris romains, comme nousl'avons dit deja,si la forme des edifices reli- 
gieux est empruntee a l'0rient, la decoration reste romaine; mais dans les 
eontrees, commela Normandie, ou les fragments de sculpture romaine n'a- 
vaient pas laisse de traces, la decoration des monuments des XIe et X116 siecles 
rappelle ces riches galons, ces rinceaux habilement agences que l'on Pe- 
trouve sur les etoffes du Levant (voy. PEINTURE, ScULrTunE),tandis que la 
forme generale de l'architecture conserve les traditions gallo-romaines. 
L'influence byzantine, comme on est convenu de l'appeler, s'exereait donc 
tres-differcmment sur les provinces renfermees dans la France de cette 
epoque. L'art de la statuaire applique a l'architecture se developpait ä la 
fin du x18 sieele, en raison des memes causes.En Provenee,toutle long du 
Rhone et de la Saone, en Bourgogne, en Champagne, dans le COmtÜ de 
'.l'oulouse, a l'embouchure de la Gironde, dans l'Angoumois, la Saintonge 
et le Poitou, partout enfin ou des monuments romains avaient laisse de 
riches debris, il se formait des ecoles de statuaires; mais Yarülliieüture 
de Normandie, du Nord et du Rhin etait alors aussi pauvre en statuaire 
qu'elle etait riche en combinaisons d'ornements d'origine orientale. 
Pendant le x1? siecle, le domaine royal, bien que reduita un territoire 
fort exigu, etait reste presque etranger a ces influences, ou plulüt il les 
avait subies toutes a un faible degre, en conservant plus qu'aucune autre 
contree de la France la tradition gallo-romaine pure. Ala lin du x10 siecle et 
au commencement du X110, sous le regne de Philippe-Allgüste, le domaine 
royal, en setendant, repousse ce qu'il pouvait y avoir d'excessif dans ces 
produits etrangers; il choisit, poin- ainsi dire, parmi ÜOUS C85 elements, 
ceux qui conviennent le mieux a ses goüts, a ses habitudes, et il forme 
un art national comme il fonde un gouvernement national.  
ll manquait a l'architecture romanel un centre, une unite d'influence 
dduomination 
TOTIMIHE 
d'architecture 
est träs-vague, 
sinon 
fausse. 
langue
        

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