Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1102202
 135  [ ARCHITECTURE 1 
taient leur origine orientale. Cette infusion etrangere se perda mesure que 
l'on remonte le Rhone, ou du moins elle prend un autre caractere en 
venant se meler a l'influence orientale partie des bords du Rhin. Celle-ci est 
autre, et voici pourquoi. Sur les bords de la Meditcrranee, les populatigns 
avaient des rapports directs et constants avec l'0rient. Au xuc siecle, elles 
Stlbissaient l'influence des arts orientaux contemporains, et non l'influence 
archeologique des arts anterieurs, de la cette finesse et cette recherche que 
l'on rencontre dans les edifices de Provence qui datent de cette epoque ; 
mais les arts byzantins, qui avaientlztisse des traces sur les bords du Rhin, 
dataient de Fepoque de Gharlemagne; depuis lors les rapports de ces con- 
trees avec l'0rient avaient cesse d'etre directs. Ces deux architectures, dont 
l'une avait puise autrefois, et dont l'autre puisait encore aux sources 
orientales, se rencontrent dans la Haute-Saone, sur le s_ol bourguignon et 
dans la Champagne : de la ces melanges de style issus detarchitecture ro- 
maine du sol, de l'influence orientale sud contemporaine, et de l'influence 
orientale rhenztne traditionnelle; de la des monuments tels queles eglises 
de 'l'ournus, des abbayes de V ezelay, de Gluny, de Gharlieu. Et cependant 
ces melanges forment un tout harmonieux, car ces editices etaient cxccu- 
tes par des hommes nes sur le sol, n'ayant subi que des influences dont ils 
ne connaissentpas l'origine, diriges parfois, commeaCluny, par des etran- 
gers qui ne se preoccupziientpas assez des details de Fexecution pour que la 
tradition locale ne conservat pas une large part dans le mode de batir et 
de decorer les monuments. L'influence orientale ne devait pas penetrer 
sur le sol gallo-romain par ces deux voies seulement. En 98h, une vaste 
eglise avait ete fondee a Perigueux, reproduisant exactement dans son plan 
et ses dispositions un edifice bien connu, Saint-lt-Iarc de Venise, commence 
peu d'annees auparavant. Ueglise abbatiale de Saint-Front de Perigueux 
est une eglise a coupoles sur pendentifs, elevee peut-etrc sous la direc- 
tion d'un Francais qui avait etudie Saint-Marqou sur les dessins d'un ar- 
chitecte venitien, par des ouvriers gallo-romains; car si l'architecture du 
monument est venitienne ou quasi orientale,la construction etles details 
de Fornementation appartiennentala decadence romaine et ne rappellent 
en aucune facon les sculptures ou le mode de batir appliques a Saint-Marc 
de Vcnisc. Cet edifice, maigre son etrangete a Fepoque oh il fut eleve et sa 
complote dissemblance avec les edifices qui l'avaient precede dans cette 
laartie des Gaules, exerea une grande influence sur les tronStfllüiiüllä älevees 
pendant les x10 et X118 siecles au nord de la Garenne, et fait ressortir l'im- 
portance des ecoles monastiques d'architecture jusqtfa la fin du xue siecle. 
Un de nos zircheologues les plus distinguew explique cette transfusion de 
l'architecture orientale aux confins de l'0ccident par la presence des colo- 
nies venitiennes etablies alors a Limoges et sur la cote occidentale. Alors le 
passage du detroit de Gibraltar presentait les plus grands risques, a eausg 
des nombreux pirates arabes qui tenaient les cotes düspagne et d'Afrique. 
Fülix de Vcrneilh, FArclzitecture byzanline en France. Paris, 1852.
        

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