Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1102082
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une nouvelle ere pour les arts comme pour la politique. Nous l'avons dit 
plus haut, les lettres,les sciences et les arts setaient renfermes dans l'en- 
ceinte des cloitres depuis le regne de Charlemagne. Au x1" siecle, le 
regime feodal etait organise autant qu'il pouvait Yetre; le territoire, mor- 
eele en seigneuries vassales les unes des autres jusqu'au suzerain, prdgen- 
tait l'aspect d'une arene ou chacun venait defenrlre ses droits attaques, 
ou en conquerir de nouveaux les armes 21 la main. L'organisation äcrizw 
du systeme leodal etait peut-etre la seule qui put convenir dans ces temps 
si voisins encore de la barbarie, mais en realite l'application repondail 
peu au principe. (Yetait une guerre civile permanente, une suite non 
interrompue (Foppressions et de vengeances de seigneur a seigneur, de 
revoltes contre les droits du suzerain. Au milieu de ce conllit perpe- 
tuel, flu,0I1 S0 figure Fetat de la population des campagnes! L'institut 
mffuiläiltllle, (Spuise ou decourage, dans ces temps ou nul ne semblait 
avoir la connaissance du juste et de Finjuste, ou les passions les plus 
brutales etaient les seules lois eeoutees, etait lui-meme dans la plus 
deplorable situation. Les monasteres, pilles et brüles par les Normands, 
TÜÜQÜHHÜS par les seigneurs seculiers, possedes par des abbes laiques, 
etaient la plupart depeuples, la vie reguliere singulierement relachee. On 
voyait dans les monasteres, au milieu des moines, des chanoines et des 
religieuses meme, des abbes laiques qui vivaient installes 1a avec leurs 
femmes et leurs enfants, leurs gens d'armes et leurs meutes l. Cependant 
quelques etablissements religieux conservaient encore les traditions de la 
vie benedictine. Au commencement du x1" sieele, non-seulement les droits 
feodaux etaient exerces par des seigneurs laiques, mais aussi par des 
eveques et des abbes; en perdant ainsi son caractere de pouvoir purement 
spirituel,nne partie du haut cierge autorisait l'influence que la feodalite 
seculiere pretendait exercer surles elections de ces eveques et abhes, 
puisque ceux-cidevenaicnt des vassaux soumis des lors au regime feodal. 
Ainsi commence unelutte dans laquelle les deux principes du spirituel et 
du temPuful S6 ÜFOUVent en presence : il s'agit ou de la liberte ou du vasse  
lage de FEglise, et FEglise, il faut le reconnaitre, entame la, lutte par une 
reforme dans son propre 501m  
Eu 9Ü9, Guillaume, duc d'Aquitaine, avait fonde l'abbaye de Cluny, et 
c'est aux Saints apotres Pierre et Paul qu'il donnait tous les biens qui 
uuculnpaguuieut Su fuudaümlg. Une bulle de Jean IX (mars 932) confirme 
lu Charte du Guillaume, et (i affranchit le monastere de toute dependance 
cr de quelque roi, eveque ou comte que ce soit, et des proches meme de 
u Guillaume  n 
Il ne faut point juger cette intervention des pontifes romains avec nos 
me Siäcle, pur lhbbä F. Cuclmeraz, 185-1, 
1 Mabillon, Amz. BenerL, t. III, p. 330. 
2 Bihl. ClmL, col. i, 2, 3, 11.  Cluny au 
1 vol. Lyon, Paris. 
M Bllfl. Clum, p. a, 2, s.  101m
        

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