Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1101735
{ ARCATURE ]    88  
tion romaine, et aussi pour resister a la poussee uniforme des ventes en 
berceau, cherchaient (autant pour economiser les materiaux que pour 
deeorer ces murs massifs et les rendre moins lourds) a les alleger au moyen 
d'une suite d'arcades (voy. Ane m; DECHAHGE), qui leur permettaient 
cependant de retrouver les epaisseurs de murs neeessaires pour main- 
tenir les poussees des berceaux au-dessus de lit-JXLFZIÜOS de ces ares. Par 
suite de l'adoption des voütes en arcs d'ogive dans les edilices, il ne fut 
plus utile d'elever des murs epais continus; on se contenta des lors d'em- 
blir des contre-forts saillants au droit des poussees (voy. CONSTRUCTION), 
et les intervalles entre ces contre-forts nüätant que des clotures minces 
de maconnerie, les arcades aveugles, ou arcs de decliarge, n'eurent plus 
de raison d'etre. Toutefois cette tradition subsista, et les architectes de 
la periode ogivale continuerent, dans un but purement deeoratif, ä pra- 
tiquer des arcades aveugles (arcatures) sous les appuis des fenetres des 
bas cotes, dans les interieurs de leurs edifices, d'abord tres-saillantes, 
puis siaplatissant peu a peu a la {in du X1118 siecle et pendant le XIVe, pour 
ne plus etre qu'un placage deeoupe plus ou moins riche, sorte de fili- 
grane de pierre destine ä couvrir la nudite des murs. 
ARCATURE, s. f. Mot par lequel on designe une serie d'arcades d'une 
petite dimension, qui sont plutot destinees Z1 decorer les parties lisses des 
murs sous les appuis des fenetres ou sous les corniches, qu'a repondre a 
une necessite de la construction. On rencontre, dans certains edifices du 
           
ner les nus des murs. Ce motif de decoration parait avoir ete particuliere- 
ment admis et conserve parles architectes de Pepoque carlovingicnlle, etil 
persiste pendant les periocles romane et ogivale, dans toutes les provinces 
de la France. Il est bon d'observer cependant que l'emploi des arcatures est 
plus ou moins bien justifie dans les ediüces romans : quelques contrees, 
telles que la Normandie par exemple, ont abuse defarcaturc dans certains 
monuments (lUXIe siecle; ne sachant trop comment decorer les facades des 
grandes eglises, les architectes superposerent des etagcs (fZIPCZILUFGS aveu- 
gles de la base au faite. C'est particulierement dans les edillccs normands 
bätis en Angleterre que cet abus se fait sentir: la facade de Feglise de 
Peterborouglh en est un exemple. Rien n'est plus monotone que cette super- 
position (PZIFCEÜLIFCS egales comme hauteurs et largeurs, dont on ne com- 
prend ni Futilite comme systeme de construction, ni Fagrement comme 
decoration. En France, le sentiment des proportions, des rapports des vides 
avec les pleins, perce dans l'architecture du moment qu'elle se (legage de 
la barbarie. Des le x16 siecle, ces details importants de la decoration des 
maconneries, tels que les arcatures, sont contenus dans de justes bornes, 
tiennent bien leur place, ne paraissent pas etre, comme en Angleterre ou 
en Italie, sur la facade de la cathedrale de Pise, par exemple, des lalacages 
d'une sterile invention. Nous diviserons les arcaturcs : l" en arcalures de 
rez-de-cltaussäe, 2" arcatures de couronnement, 30 arcatures ornements.
        

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