Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1101724
ARCADE 
des le XIIIe sieclc, a acquerir une connaissance parfaite de leur force de 
resistance, et de leurs effets sur les piles et les murs; ils mettaient un 
soin particulier dans le choix des materiaux qui devaient les composer, 
dans leur appareil, et la faeon de leurs joints. L'architecture romaine n'a 
fait qu'ouvrir la voie dans l'application des arcs a l'art de batir; l'archi- 
tecture du moyen age l'a parcourue aussi loin qu'il etait possible de le 
faire, au point d'abuser meme de ce principe a la fin du xv" siecle, par 
un emploi trop absolu peut-etre et des raffinements pousses a l'exees. 
La qualite essentielle de l'arc, c'est Yelasticite. Plus il est etendu, plus 
l'espace qu'il doit franchir est large, plus il est necessaire qu'il soit flexi- 
ble. Les constructeurs du moyen age ont parfaitement suivi ce principe 
en multipliant les joints dans leurs arcs, en les composant de claveaux 
egaux, toujours extradosses avec soin. Ce n'est qu'au XVIe siecle, alors 
que l'art de batir proprement dit soumettait l'emploi des materiauxa 
des formes qui ne convenaient ni a leurs qualites, ni a leurs dimensions, 
que l'arc ne fut plus applique en raison de sa veritable fonction. Le prin- 
cipe logique qui l'avait fait admettre cessa de diriger les constructeurs. 
En imitant ou croyant imiter les formes de Fantiquite romaine, les archi- 
tectes de la renaissance s'ecartaient plus du principe de la construction 
antique que les architectes des XIIÜ et X1110 siecles; ou plutot ils n'en 
tenaient nul compte. Si, dans leurs constructions massives, inebranlables, 
les Romains avaient compris 1a necessite de laisser aux arcs une certaine 
elasticite en les extradossant, et en les formant de rangs de claveaux 
concentriques, lorsqu'ils avaient besoin de leur donner une grande resis- 
tance, a plus forte raison dans les batisses du moyen age, oü tout est 
equilibre, et mouvement par consequent, devait-on ne pas perdre de vue 
le principe qui doit diriger les architectes dans la construction des arcs. 
Du jour que l'on cessa flextradosser les arcs, qu'on voulut les composer 
de claveaux inegaux comme dimension, et comme poids par consequent, 
les appareiller d crossettes, et les relier aux assises horizontales au moyeu 
de joints droits a la queue, on ne comprit plus la veritahle fonction de 
l'arc. (V oy. CONSTRUCTION, VoUTE.) 
ARCADE, s. f. Mot qui däsigne l'ensemble d'une ouverture fermee par 
une archivolte. On dit : Les arcades de ce portique s'ouvrent sur une cour. 
Le mot arcade est general; il comprend le vide comme le plein, l'archi- 
volte comme les pieds-droits. On dit aussi (trwde aveugle, pour designer 
une archivolte ou arc de decharge formant avec les pieds-droits une 
saillie sur un mur plein. Les arcs de decharge des bas cotes de Feglise 
Saint-Etienne de Nevers (voy. Anc, fig. 7h) sont des arcades aveugles. 
Les arcades aveugles sont tres-souvent employees dans les editlces romans 
du Poitou, de FAuVergne, de la Saintonge et de l'Angoumois; toutefois, 
quand elles sont d'une petite dimension, on les designe sous le nom 
darcazures (voy. ce mot). Les constructeurs de Fepoque romane, en 
donnant aux murs de leurs ediüces une forte epaisseur suivant la tradi-
        

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