Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1101688
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tenir les arcs-boutants ne pouvaient satisfaire les constructeurs du 
xve Sigma, qui voumient que leurs edifices parussent plus legers encore 
qu'ils ne Petaient reellement. Dans quelques eglises, et notamment dans 
le chfnur de Peglise du Mont-Saint-lllicliel en mer, ils remplaccrent les 
eperong A de flanc par des arcs bandes d'un contre-forta l'autre, comme 
une succession däätresillons destines ä rendre tous les contre-forts des 
arcs-boutants solidaires. 
De tout ce qui precede on peut conclure que les architectes du moyen 
äge, apräS 21V0i1" PäS0lu le probleme de la construction des voütes sur 
des Piles minces et lSOlGÄGS, au moyen de Parc-boutant, ont ete frappes, 
SÜÜÜ ÜPPÜS VaPPlieation du principe, des diffieultes dexecution qu'il pre- 
sentait. Tous leurs efforts ont tendu a etablir Yequilibre entre la poussee 
des voütes et la resistance des arcs-boutants, a fonder ce systeme sur des 
flfäles fixes, Ce qui n'etait pas possible, puisque les conditions (Tequi- 
libre se modifient a l'infini en raison de la nature, du poids, de la resis- 
tance et de la dimension des materiaux. Les hommes d'un genie supe- 
Flcur, comme il arrive toujours, ont su vaincre ces difficultes, plutot par 
l'instinct que par le calcul, par l'observation des faits particuliers que 
par l'application de regles absolues. Les constructeurs vulgaires ont 
suivi tels ou tels exemples qu'ils avaient sous les yeux, mais sans se 
rendre compte des cas exceptionnels qu'ils avaient a traiter; souvent 
alors ils se sont trompes. Est-ce a dire pour cela que l'arc-boutant, parce 
qu'il exige une grande sagacite de la part du constructeur, est un moyen 
dont l'emploi doit etre proscrit? Nous ne le croyons pas. Car de ce que 
l'application d'un systeme presente des difficultes et une certaine finesse 
d'observation, ce n'est pas une raison pour le condamner, mais c'en est 
une pour Fetudier avec le plus grand soin. 
Ana DE DECHARGE.  C'est l'arc qu'on noie, dans les constructions, 
au-dessus des linteaux des portes, au-dessus des vides en general, et des 
parties faibles des constructions inferieures, pour reporter le poids des 
constructions superieures sur des points d'appui dont la stabilite est 
assuree. Les archivoltes des portails et portes sont de veritables arcs de 
decharge (voy. ARCHIVOLTES, variete de PARC); toutefois on ne donne 
guere le nom d'arcs de decharge qu'aux arcs dont le parement affleure 
le nu des murs, qui ne se distinguent des assises horizontales que 
par leur appareil, et quelquefois cependant par une faible Saillie. 
Dans les constructions romaines elevees en petits materiaux et en blo- 
cage, on rencontre souvent des ares de decharge en briques et en moel- 
lons noyes en plein mur, afin de reporter les pesanteurs sur des points 
des fondations et soubassements etablis plus solidement que le reste de 
la batisse. Cette tradition se conserve encore pendant la periode romane. 
Mais Z1 cette epoque les constructions en blocage n'etaient plus en usage, 
et l'on ne trouve que tries-rarement des arcs destines a diviser les pesan- 
teurs dans un mur plein. D'ailleurs, dans les edilices romans, la con- 
struction devient presque toujours un motif de deeoration, et lorsqu'en
        

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