Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1101596
L ARC j  7h  
et leur degre de resistanee, Il ne faut donc pas s'etonner si de nombreuses 
tentatives iaites par des constructeurs peu experimentes ne furent pas 
toujours couronnees d'un plein succes, et si quelques ediiices perissent 
par suite du defaut de savoir de leurs architectes. 
Lorsque le goüt dominant vers le milieu du X1118 siecle poussa les 
constructeurs a elever des eglises d'une excessive legerete et diune grande 
elevation sous voütes, lorsqu'on abandonna partout le systemc des arcs- 
boutants primitifs dont nous avons donne des types (fig. 50, 52, 5h), il 
dut y avoir, et il y eut en effet, pendant pres d'un demi-siecle, des taton- 
nements, des hesitations, avant de trouver ce que l'on cherchait : l'arc- 
boutant reduita sa veritable fonction. Les constructeurs habiles resolurent 
promptement le probleme par des voies diverses, comme a Saint-Denis, 
comme a Beauvais, comme a Saint-Pierre de Chartres, comme a 1a cathe- 
drale du Mans, comme ä Saint-Etienne d'Auxerre, comme aNotre-Dame de 
Semur, comme aux cathedrales de Reims, de Goutances et de Bayeux, etc., 
tous edifices bätis de 1220 a 1260; mais les inhabiles (et il s'en trouve 
dans tous les temps) commirent bien des erreurs jusqu'au moment oü 
Fexperience acquise a la suite de nombreux exemples put permettre- 
(Yetablir des regles fixes, des formules qui pouvaient servir de guide aux 
constructeurs novices ou nletant pas doues d'un genie naturel. A la fin 
du X1119 siecle, et pendant le xivc, on voit en effet Yarc-boutant applique- 
sans hesitation partout; on s'apercoit alors que les regles touchant la 
stabilitedes voütes sont devenues classiques, que les ecoles de construc- 
tion ont admis des formules certaines; et si quelques genies audacieux 
s'en ecartent, ce sont_des exceptions. 
Il existe en France trois grandes eglises baties pendant le xivt siecle, 
qui nous font voir jusquäi quel point ces regles sur la (ggngtructign des 
voütes et des arcs-boutants etaient devenues fixes: ce sont les cathedrales 
de Clermont-Ferrand, de Limoges et de Narbonne. Ces trois edifices sont 
l'oeuvre d'un seul homme, ou au moins d'une ecole particuliere, et bien 
qu'ils soient eleves tous trois au dela de la Loire, ilsappartiennent 5-1 
l'architecture du Nord. Gomme plan et comme construction, ces trois 
monuments presentent une complote analogie; ils ne diffäpgnt que par 
1611? ÜÄGOFHÜOH; leur Slabilitä est Parfaite; Un peu froids, un peu soumis 
a des regles classiques, ils sont par cela meme interessants a etudier pour 
nous aujourd'hui. Les arcs-boutants de ces trois editices (les choeurs Sauts. 
ont me construits a Limoges et ä NHPÜOHHG) sont combines avec un grand 
art et une connaissance appPOfOHÜiG (188 poussees des voütes; aussi dans 
ces trois cathedrales, tres-legeres diailleurs comme systeine de batisse, 
les piles sont restees parfaitement verticales dans toute leur hauteur, les 
voütes n'ont pas une lezarde, les arcs-boutants ont conserve toute la 
purete primitive de leur courbe. 
Nous donnons ici (fig. 6h) un des arcs-boutants du chceur de la cathe- 
drale de Glermont (Puy-de-Dome), Construits, comme toute cette eglise, 
en lave deYolvimLa figure 65 presente un des arcs-boutants du choeur de
        

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