Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-994294
mencement du repas. Enfin, la mobilite de la table ä manger dressee dans la. grande salle 
etait une consequence de la destination de 1a salle mäme; cfetait lä, que l'on recevait et assem- 
blait les vassaux. La forme en bois , plus ou moins richement decoree et tapissee, servait de 
siege au chef de 1a juridiction seigneuriale et ä ses assesseurs; habituellement la forme cen- 
trale etait plus (älevee que les autres. 
La carrosserie au 
äge. 
Ä 
moyen 
Ifetat dans lequel on trouve la carrosserie au quinzieme siecle dans POccident europeen, 
en France par exemple, ou la voiture d'apparat, de luxe quasi royal, est construite comme 
une charrette, un char a bancs surmonte de la carcasse d'un berceau demi-circulaire sup- 
portant une couverte, charrette dont le plancher pose directement sur les essieux de quatre 
roues degale grandeur; cet etat, si etrangement primitif sous le luxe des bois dores et la ri- 
chesse du poäle ou manfel, est d'autant plus fait pour etonner, que l'on avait vu les chariots sus- 
pendus en usage chez les Romains. cr Le pilentunz, voiture de ville ouverte, a deux ou quatre 
roues, sous l'abri d'un ciel soutenu par de legers montants,echariot suspendu a l'usage ex- 
clusif des dames de distinction," des vestales entre autres, datait de l'an 350 de Rome. n La 
carruca ou carruoha, introduite sous l'empire, etait, comme la rlzeda spacieuse avec laquelle 
elle est souvent confondue, une voiture a quatre roues, ayant sa boite ou coffre place a une 
certaine elevation sur un train compose de quatre montants fixes a l'aplomb des essieux et 
relies entre eux par des traverses horizontales. 
Pour expliquer une construction aussi arrieree que l'est celle du char d'honneur, du kar- 
räsohe du quinzieme siecle, il y faut voir une antre iiliation que la romaine, et y reconnaitre 
une tradition toute nationale. Parmi nos deux exemples, le plus simple est tout a la fois 
la charrette agraire de haute antiquite, dont le berceau avec sa couverte protectrice comple- 
tait dans la pratique son principe de mesure de capaeite, au moins chez les Romains, ou l'on 
comptait les produits agricoles par charretees, et la maison roulante, la tente mobile des 
nomades, la kibitlcfo, telle qu'elle se retrouve encore dans la Russie d'Asie et meme d'Europe, 
pa1'mi les populations Tartares, et conforme a ce qu'en dit Herodote. a Les Scythes qui 
n'avaient ni villes, ni forteresses, trainaient avec eux leurs maisons; les nomades n'en 
avaient pas d'autres que leurs chariots. a  
Le vehicule a roues, primitivement sous forme de galets, facilitant le mouvement en ac- 
celerant 1e charroi, fut un progres du traineazo ou alaie glissant sur tous les terrains, meme 
en pays de montagnes, et du rouleau, utile en plaine pour le transport des plus lourds far- 
deaux. Les quatre roues permettant les charges volumineuses, avec un equilibre facile sur le 
chariot rustique, etaient considerees par les Romains comme ayant une origine asiatique. 
Pline 1'Ancien en attribue l'invention aux Phrygiens; les Etrusques, peuple pelasgique, 
en faisaient usage des la plus haute antiquite. Enfin des voitures a quatre roues, de
        

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