Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-994267
le comte d'Anjou , son iils; le duc d'Orleans, son frere ; messire J ehan d'Artois, comte d'Eu ; 
messire Charles, son frere, cousins germains dudit roy; 1e comte de Tancarville; messire 
Arnoul d'Andrehen, marechal de France; et plusieurs autres jusques au nombre dessusdit. 
a Et vint droit au chateau de Ronen par Fhuis de derriere sans entrer dans la ville, et 
trouva en la salle dusdit chateau, assis a disner, Charles, son fils aine, duc de Normandie; 
Charles, roy de N avarre; Jean, comte de Harcourt ; les seigneurs de Preau, de Graville, et 
de Clerc; messire Loys et messire Guillaume de Harcourt, frere dudit comte; messire For- 
quet de Frequant; 1e sieur de Tournebeu ; M. Maubue de Mainesmares, et les sieurs Oolinet 
Doublet, et J ehan de Bantabu et autres, si les fit emprisonner en diverses chambres de ce 
chateau. Parce que depuis la reconciliation faite de la mort de messire Charles dlEspagne, 
connetable de France, le roy de N avarre avoit machine et traite plusieurs choses ou dommage, 
deshonneur et mal du Roy de France et de son roiaume... Et la lit le Roy mener en deux 
charrettes lesdits comte de Harcourt, 1e seigneur de Graville, MM. Maubue et Oolinet Dou- 
blet. Et illec leur furent leurs tetes eoupees. Apres furent trainez tous quatre jusques au gibet. 
Apres et lendemain delivra le Roy de France tous les autres hommes, excepte quatre, sgavoir 
le roy de N avarre qui fut mene a Paris en prison au Louvre, et depuis au Chastellet... n 
Ainsi qu'on le sait, Charles le Mauvais en devait sortir liannee (Fapres, delivre par l'assem- 
blee des etats generaux de 1357, tandis que Jean, le prisonnier de Poitiers, etait conduit a la 
tour de Londres. 
L'explication donnee par Froissart de cette irruption en plein jour au coeur meme d'un 
chäteau fort (car a cette epoque il faut toujours entendre d'un chateau, un palais, sinon un 
donjon, entoure au moins d'une enceinte fortiflee), irruption d'une soudainete. telle que les 
chefs de la place sont surpris pendant leur repas sans qu'aucune alarme ait ete donnee, cette 
explication qui consiste a dire que le roi sintroduisit avec sa troupe par l'huis de derriere, 
est assurement insuflisante pour quiconque a seulement entrevu les precautions prises dans 
les chateaux forts du moyen age, les enceintes doubles et triples, les detours a suivre, les po- 
ternes, les ponts-levis interieurs a franchir. Sans parler de la connivence interieure, que le 
seul silence des guetteurs a l'approche dfune troupe de cent lances, soit cinq ou six cents 
hommes, a cinq ou six hommes par lance fournie, indique suffisamment, il faut savoir que 
le suzerain justicier, penetrant d'une fagon aussi surprenante dans le ehateau de Rouen, usait 
d'un autre droit que celui de la force. 0e droit remontait aux successeurs de Louis 1e Gros. 
Apres la grande chasse faite a tous les petits tyrans qui, depuis Charles le Chauve, s'etaient 
etablis sur la. croupe des montagnes, au passage des rivicres, a Yentree des vallees , au milieu 
des bois : bandits qui rangonnaient les marchands et les voyageurs, et dont les chateaux forts 
avaient ete demolis en grand nombre, comme ceux de Montaigut, de Montlhery, de Mont- 
morency, les successeurs de Louis le Gros sfetaient appliques a ne plus laisser construire 
dans les pays qui leur etaient soumis immediatement, que des chätteaux ou forteresses qui 
leur fussent jurablas et rendables in petite et d grande force. Rendable d peI-ite force, le chittcau
        

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