Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-994221
longues robes restait des lors aux hommes de loi et aux hommes de plume. Ils y tenaient en 
raison du prestige attache a cette forme du vetement, qui motive la distinction, passee dans 
l'usage, entre les gens de robe courte et les gens de robe longue. C'est encore pour des raisons 
analogues que, pendant que les chapels se perpetuaient sur les tetes, les gens de robe longue 
tinrent a conserver 1e chaperon. 
Le chaperon des femmes etait, a ce moment, une veritable capeline; c'est une coiffe non 
fermee, replies sur elle-meme tout en avangant sur le front, couvrant la nuque, cachant les 
oreilles, tombant par devant, mais arretee a 1a hauteur de Yepaule. Cette capeline complete 
un costume d'une extreme pudicite, n'etait la forme de la cotte hardie, dest-a-dire un corsage 
etroitcment ajuste, avec des manches presque collantes, qui continua a persister. Les cein- 
tures se portaient fort bas; celle de la femme no 5 en oifre un curieux exemple : en qualite 
de veuve, elle porte 1a guimpe par-dessous son chaperon; sa ceinture est un cordon de soie et 
d'or noue sur le cote, ou les deux bouts, termines par des glands, tombent assez bas. Cette 
dame est de la plus haute noblesse, car elle represente une reine dans la peinture originale. Il 
est difficile de ne pas penser que ce cordon de soie et d'or pourrait bien etre la fameuse ceinture 
que le Parlement, dans ce meme siecle, interdit de porter aux courtisanes, ce dont celles-ci 
tinrent si peu de compte, que leurs infractions donnerent lieu au fameux proverbe : (r Bonne 
renommäe vaut mieux: que ceinture uloräe. J) J usqu'a present, on n'a guere pu etre fixe sur ce 
qu'etait cette ceinture ; il nous semble que cet exemple est de nature a faire avancer la 
question. 
La scene judiciaire, no 2, est trop simple pour avoir besoin de commentaire; elle est char- 
mante de clarte naive. Le juge dans sa chaire a dais, dominant le pretoire, ecoute la deposi- 
tion d'un temoin deposant, avec animation, de faits que transcrit le greffier, assis plus bas. 
Il s'agit d'un delit ou d'une plainte; l'accuse ou le plaignant est a 1a barre, avec son avocat 
tenant le rouleau ecrit; il se penche vers le juge, en lui designant un second temoin requis 
par lui, amene sur l'ordre du magistrat par un huissier.  Dans la petite scene n" 1, les deux 
enfants tiennent chacun un objet; l'un est le type de la vraie bourse de ceinture; l'autre est 
un miroir de suspension, avec son manche, perce pour le passage du cordon tombant de la 
ceinture; le miroir de metal poli (on n'en avait pas d'autre) restant apparent des deux cotes, 
et fixe dans un cadre rond ou carre. 
Le surcot fourre, porte par le fiance, no 3 , est egalement a remarquer. La coupe est abso- 
lument celle d'une blouse moderne ayant un collet renverse. Il fallait passer ce vetcment 
comme une blouse ; il n'est fendu que par le haut et sur le ccte pour eviter la gene, et son 
ampleur est bien diiferente de celle du surcot a mahoitres, a plis fixes, des temps precedents, 
Les elegances outrees n'etaient plus de mise en France sous Louis X1. D'ailleurs, celui qui 
porte cette blouse fourree est un bourgeois; on peut voir comment encore en ce temps la les 
gens de la classe moyenne portaient le chaperon en ceremonie; Yaumusse en etait deroulee , 
tombant droit par devant dans toute sa longueur.
        

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