Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-994117
mise elegante; on la doublait de fourrure. Les manches tres-justes de ce vetement , sarretant 
a 1a saignee, se terminaient par une longue bande d'hermine commengant comme un brassard 
et retombant jusqu'a terre ou elles trainaient. Ces robes etaient lacees par derriere et on prati- 
quait sur le devant, un peu plus haut que les hanches, des ouvertures pour le passage des 
mains, tenues ainsi chaudement. Pour faciliter la marche, on relevait a moitie les longues 
pentes des manches et on les faisait passer de Tarriere a liavant sur 1e bras; eniin, on soule- 
vait la jupe ramenee sur un cote et on la maintenait avec la main, ce qui avait, en outre, 
l'avantage de faire voir les riches jupes de soie brochee de la cotte de dessous. Les orne- 
ments de tete ne sielevaient pas encore tres-haut a cette epoque, mais ils prenaient de la lar- 
geur; notre figure est coiffee de Pescofion. La carcasse de ce couvre-chef" en bourrelet, qui par 
derriere ressemblait aun coussin, etait alors de parchemin. Le drap fin, la soie ou le velours 
dont on la garnissait, etait couvert par une resille dont la passementerie etait enrichie de 
grains ou paillettes d'or, de verre ou de perles. Les cheveux, divises sur le front, etaient 
flottants dans le dos.  
La figilre du fond de ce sujet, qui repräsente l'exposition d'un criminel dont les membres 
sont brisfäs, donne un exemple de la braie courte et collante qui est un väritable calegon. Ces 
braies ätroites ätaient maintenues ä, la, taille par un cordon qui passait dans une coulisse ou 
dans les oeillets. 
l 
Les nos 1, 2, 3 sont tiräs däm manuscrit du XIVe siäcle provenant de l'ancienne biblio- 
thäque de Saint-Germain des Präs, aujourähui ä la Bibliothoque nationaie de Paris, fonds 
frangais, 119.  Les ügures du n" 1 sont signaläes dans ce TüzZäre-Jlaarifne , traduit en par- 
tie par Symon de Hesdin, comme portant des costumes d'Espagne, de Gascogne et de France, 
nouveaux en France en 1320. 
Le sujet n" 4 est emprunte a un manuscrit du XVG siecle, Style du droit franpais (Biblio- 
theque nationale de Paris,  9387, fonds frangais). Il represente la dictee d'un testament : 
le notaire inscrit les volontes du moribond. La scene se lit dblle-meme, nous n'y insisterons 
donc pas. Les coiffures des femmes, basses et contenant les cheveux masses naturellement sur 
lioeciput, nouees par un lien independant, ont encore aujourd'hui leurs analogues dans nos 
campagnes.  La capeline sans camail portee par llune d'elles est egalement encore en usage. 
 Le chapeau dlhomme ä. calotte hernispherique et a petits bords droits y est reste de meme. 
On voit que les calottes usitees regulierement pendant les offices jusqu'en 1377, dit M. Viol- 
let-le-Duc, se portaient encore au XVO sieele; enfin le notaire a le simple chaperon dont la 
queue passant sous le menton est rejetee sur Yepaule. Le testateur, couche nu, selon l'usage 
populaire, est coiffe dlun linge noue sur le devant de la tete, en madras; on ne s'enroulait 
plus dans l'unique drap du lit des le XIVe siecle; les draps etaient au nombre de deux,
        

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