Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-994005
front on formait une bouclette de cheveux; cette bouclette transparaissait sous le voile et 
montrait la couleur des cheveux que l'on voyait un peu, mais insufIisamment, aux tempes; 
detait la un usage general. Le costume porte par Marie d'Anjou n'est point celui de grand 
apparat. Les dames nobles, qui se paraient pour les ceremonies, portaient 1e haut hennin avec 
le cornet en pointe, et le voile ou la queue qui partait du sommet. Celui-ci est le hennin sim- 
ple. La reine porte un riche collier orfevre.  
N05 7 et 10Ä  Isabelle Stuart, deuxieme femme de Francois I" duc de Bretagne, et Marie 
de Berri femme de Jean I", due de Bourbon (regne de Charles VII), portent le costume de 
ceremonie. Le surcot n" 10 est encore la _cotte hardie _dans sa forme originelle, mais variee dans 
son aspect par la fourrure en hermine qui en garnit la plus grande partie. Le corsage descend 
a mi-hauteur des hanches; les epaules en sont recouvertes jusqu'au haut de Parriere-bras et 
les longues pentes des manches sont conservees; enfin, la jupe, sur laquelle, se trouvent les 
couleurs de Bourbon, parti de Berry, se termine par une large bande d'hermine. Dans ce cos- 
tume la cotte de dessous Napparait qu'aux bras.   
La surcotte de ceremonie d'Isabelle Stuart est d'une coupe bien differente. Elle laisse voir 
la robe de dessous, sur le bras tout entier, parfaitement collante au corsage et sur les flancs, 
dessinant ainsi une taille serree. Le haut de la surcotte double de fourrure est donc large- 
ment evide sur chaque cote. 0e sont ces ouvertures que les ecclesiastiques du temps appelaient 
les fenäires d'enfer. Le pectoral de fourrure est en deux parties reunies verticalement par 
un riche ornement descendant de _la gorge jusque sur la jupe. Celle-ci est decoree du blason 
de la noble dame. On chamarrait ainsi les habits du haut en bas, en les armoriant de toutes 
les pieees de Fecu. Les nobles assortissaient la couleur des etoifes a celle du champ de leurs 
armes, puis faisaient broder par dessus les pieces de leur-blason en iilde soie, d'or ou d'argent. 
Uetiquette qui commengait a s'etablir ne tolerait pas que les hommes portassent ces costumes 
armoyäs ailleurs qu'en bataille, dans leur maison, ou chez des egaux. Cette mode dura cent ans 
environ. 
La robe de dessous et la surcotte des femmes etaient faites de soie. Les riches bourgeoises 
mariees ne pouvaient porter le grand surcot noble ou surcot pare. L'usage en persista jusquüz, 
la fin du regne de Louis XI; on ne le vit plus passe 1480. 
Les coiffures de ces deux femmes sont du genre de celles que nous avons decrites; toutefois 
la. couronne pleine et haute, portee par Marie de Berri, est d'une forme inusitee; les torsades 
relevees de ses cheveux sont revetues d'une crepine d'or. 
Documents provenant du porizafeuille de Gafignäres  cab. des Estampes, Bibi. nazf. 
Texte düzpräs Jllonyaucon, MM Quicizvemt et WolZet-le-Duc.
        

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