Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-993977
aussi heureuses. Sous Charles VII, elles toucherent au ridicule en plus d'un point; les prin- 
cipales nouveautes furent : la housse  les mahoitres, dont on se faisait de larges epaules; 
Yecourtement du surcot a plis fixes; le decouvert qui en resulta pour les haut-de-chausses, les 
chapels et enün le chapeau. (La houppelande est de la meme epoque; mais elle est commune 
aux hommes et aux femmes et sera decrite autre part.) 
La housse (voir no 6) est une espece d'amp1e dalmatique qui couvrait entierement le corps, 
par devant et par-derriere, et se refermait au cou api-es le passage de la tete; des fentes late- 
rales y etaient reservees de chaque (zote pour l'usage des bras, et comme ce vetement etait 
foiure dans toutes ses parties, pour en allcger le poids et en faciliter l'usage, on le maintenait 
a la hauteur de l'humerus avec des arrets en orfevrerie ou en passementerie. (Je vetement devint 
d'un usage general vers 137 0. 
' Les mahoitres d'abord en hauteur et largeur, puis en largeur extreme, furent, dans leur de- 
veloppemeilt le plus outre, a l'usage des gentilshommes les plus elegants. On ügurait ces fausses 
epaules a l'aide d'une carcasse ou d'un rembourrcmcnt. Il est probable que le point de depart 
en remonte a l'imitation, dans le costume civil, de ce quäaifrait le surcot militaire contenant les 
epaulieres de la cuirasse. Le surcot qu'on mettait par-dessus les mahoitres peut passer pour un 
corset: c'etait une veste ajustec a la taille; deux plis principaux et saillants partant des epaules 
se reunissaient ala ceinture, dessinant largement la poitrine; entre ces deux grands plis concen- 
triques, on figurait des plis reguliers, peu profonds, que l'on etablissait aussi par-derriere et sur 
la jupette. Ueneolure largement degagee laissait passer le col du pourpoint ou de la cotelle. Ce 
dernier vetement, qui remplacait la cotte de dessus, n'etait plus alors qu'un gilet collant, lace 
par devant ou par derriere, servant a relier le haut-de-chausscs. Ce surcot avait des manches 
necessairement volumineuses, avec l'appareil qu'elles contenaient; elles se retrecissaient en 
descendant vers les poignets. Parfois la manche du surcot ouverte dans sa longueur retombait 
sans recouvrir le bras; parfois aussi on boutonnait au poignet cette manche ouverte, qui lais- 
sait apparaitre le vetement de dessous. Ces larges epaules, cette poitrine si developpee par 
le haut venaient aboutir a une etroite ceinture fort serree, procurant a la taille une extreme 
finesseet sa plus grande longueur. Quant au reste du corps, sauf les poulaines qui allongeaient 
le pied, il etait autant que possible reduit a la plus simple expression. La jupe du surcot cou- 
vrait a peine les hanches, et le haut-de-chausses, collant a Pexces, faisait effrontement valoir 
toutes les formes. Pour porter ce singulier vetement, en pleine mode vers 1430, les elegants 
devaient avoir la taille excessivement iine, les hanches a peine visibles et les epaulcs demesu- 
rament larges. 
Des la ün du XIIP siecle on portait des chapeaux de feutre, mous, a bords retrousses, 
formant souvent une pointe par-devant, parfois noues sous 1e menton avec un cordonnet. Ils 
etaient surtout d'usage a la campagne; on les posait par dessus le capuchon de Taumusse ou 
sur le chaperon, au milieu du XIVe siecle. En 1356, dit le continuateur de Guillaume de Nangis, 
les nobles couvraient leurs chapels de perles, de pierres fines, de diamants, de plumes, si bien
        

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