Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-993502
bison habillä de rouge sous 1a maille et se prolon. 
geant par une sorte de braconniäre en cuir. Le cas- 
que est une salade avec buviäre pour la. protection de 
la täte et du cou; il est posä sur un capuchon 
(Yätoffe couvrant les äppules. Au fourreau de Päpäe 
est suspendu le bouclier de poing. Les gräves en 
acier sont maintenues par une courroie de cuir; les 
gants de peau sont, en partie, abritäs sous l'avant- 
bras prolongä, qui est en cuir et renforcä d'une ron- 
delle de motal sur la, main. 
lacees aux epaules, en avant, remplagant Failette 
carree ; cubitiäres avec rondelles; genouilleres metal- 
liques 5 cuissarde, et chaussures en cuir avec clous ri- 
ves ; greves en cuir renforcees par des bandes de fer; 
baudrier en cuir gaufre. La. poignäe de Päpäe et de 
la dague ainsi que les fourreaux sont garnis de cuir. 
Le vätement, cfetoffe de laine, est 1e costume dit 
de parement, aux bords tailles en languettes, selon 
1e goüt du moment dans 1e costume civil. 
NO 21.  Ckqfkle la vfzilice varbai-ne de la ville de Paris, 
aux couleurs vrai-parties rouge et bleu (mäme äpoque). 
Apres la. defaite de Poitiers, Et. Marcel, ä. la tete des 
bourgeois de Paris, avait pris des mesures cnergiques 
pour defendre la. ville; il avait adopte pour signe de 
ralliement un chaperon mi-parti rouge et bleu. 
Uarmement complet de ce bourgeois ne doit point 
etonner, l'importance de Pequipement des milices 
communales dependant de la richesse de la cite. La 
piätaille flamande, dont les chroniqueurs parlent avec 
un ton de mepris au lendemain meme de la dcfaite de 
la chevalerie frangxaise, detait point une masse d'ou- 
vriers armes au hasard et se ruant sur le champ de 
bataille en habits de travail. Dans leur tenue de_ 
guerre, les corporations industrielles de Gand mar- 
chaient chaque homme ä. son rang,1e bacinet en tete, 
la. pique ou la lance au poing, le corps arme d'un 
hanbergeon recouvert par une cotte aux couleurs de 
la compagnie. Les grandes communes d'Arras, Saint- 
Omer, Amiens, Beauvais, avaient des milices orga- 
nisees sur ce meme pied; on y voyait des bourgeois 
entierement habilles de fer et montes sur des chevaux 
de choix, des artisans qui portaient sur eux tout 
l'attirail du soldat 1e mieux cquipe. 
A cette epoque, ou l'on combinait le fer et le cuir 
de toutes sortes de fagons pour 1a defense du corps, 
1e perfectionnement des armes offensives et defen- 
sives devient tres sensible ; les epees sont solides et 
pointues , les lances bien armees pour percer la 
maille et 1e gambison. j 
Ce chef de milice parisienne a. pour defense de 
tete un chapeau de Montauban, dont les bords ra.- 
battus, une des varietes du genre, sont perces pour 
1a vue,- ce casque est pose sur un chaperon. Le corps 
est protege par une brigandine, composee de plaques 
rivees sur un corsage de cuir, et par une braconniäre 
semblablement faite, mais presentant. 1e fer a l'ex- 
terieur; manches de mailles avec avant-bras en fer 
que recouvrent encore des cuiries. Rondelles de fer 
N "f 1, 2, 3, 10 et 12.  Boucliers du XIIÜ siecle.  Une 
loi generale regle la grandeur du bouclier (voir le 
grand ecu normand, pl. Moyen äge, ayant pour signe 
1e Plumeau), plus l'armure est faible, plus il a d'im- 
portance. Avec la cotte normande de 1a lin du onzieme 
siecle et du commencement du douzieme, l'ecu couvre 
presque entierement 1e corps du combattant. Sous 
Philippe-Auguste, la maille devenant l'armure ge- 
nerale, les dimensions du bouclier commencent a. di- 
minuer; sous saint Louis, elles se reduisent a celles 
de la poitrine de l'homme d'armes, et se continuent 
ainsi pendant 1e quatorzieme siecle. 
Le n" 1 offre ici, en outre du tour metallique, une 
ramification de renforts dont on s'est habilement 
servi pour sa decoration. Les nos 2 et 3 sont de ces 
ecus peintsrt flors, (Z lions, de ces vernissäs d'or," cou- 
verts de sujets, dont il est sans cesse fait mention 
dans les pocsics de la {in du douzieme siecle et du 
commencement du treizieme. Ces decorations, en ge- 
neral, n'avaient point le caractere rfarmoiries, quoique 
Pecu armoye fut connu, ainsi que le demontrent cer- 
tains monuments, comme la plaque dfemail, datant 
du milieu du douzieme siecle, qui represente Geoifroy 
le Bel, laquelle se trouve au musee du Mans. Les ma- 
nuscrits ne commencent guere a montrer, dans leurs 
miniatures, les ecus armories regulieremcnt que vers 
la seconde moitie du treizieme siecle. C'est du com- 
mencement du quatorzieme siecle que Parmoirie üxe, 
hereditaire, soumise a des regles certaines, devenue 
1e signe distinctif de la famille, et peinte sur l'oeil, 
devient d'un usage general a. la guerre ; non dans 
les tournois et joutes, pour lesquels, 1e plus souvent, 
on prenait des emblämes de fantaisie. 
NO 1O.- C'est un de ces petits boucliers circulaires, 
de 1a famille antique du clipeus, dont les gens de 
pied faisaient usage; on l'appelait parma ou rondache- 
NO 19.  Epee courte de la meme cpoque, rappelant 
le gladius du soldat romain. 
NO 8.  Selle du meme temps. -E1le se portait fort en 
avant sur le garrot, ainsi qu'il etait necessaire pour
        

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