Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-993494
fosses d'une place a ayant gros valets qui les paves- 
chaient et eux aussi commengant a monter, ä, ramper 
contre mont , bien targes et bien pavesches. 
Ce bouclier, sur lequel retombe sa. guige de laine 
recouverte de soie et ornee de clous (Torfevrerie , a 
son bois peint en rouge traverse par la croix blanche 
devenue le signe francais par excellence. Le rouge 
provenait de la tradition de Yoritiamme nationale; 
c'est a cause de la. croix blanche dont ce drapeau 
rouge fut charge que la couleur de la nation devint 
le blanc, se distinguant de la couleur du roi qui de- 
meura le bleu. Cette couleur de Poriilaznme unie ä la 
croix blanche, drapeau du peuple de France, s'opposait 
parle renversement des couleurs ä. Fetenclard blanc 
a croix rouge des Anglais; elle devint 1a. marque 
nationale "sur mer, Hottant largement aux mats ä. 
cote de Petendard fleurdelise; elle se voyait encore, 
au moment de la. Revolution, sur les galeres de la. 
Mediterranee , et dans le premier et le plus vieux re- 
giment d'infanterie, le regiment de Picardie. 
NO 18.  Homme de piedhäpoque du roi Jean, 1350-1364). 
Au commencement du quatorzieme siecle, par suite 
des luttes des villes et de la royaute contre la no- 
blesse, on avait cherche a reorganiser les bandes de 
gens de pied. La noblesse aifectait de mepriser cette 
milice dont a Poitiers elle refusait le concours. Mais 
connue, a Crecy d'abord, puis a Poitiers, detait a l'in- 
fanterie que les Anglais durent leur succes, il fallut 
bien tenir compte des gens de pied. 
Les mercenaires, cavaliers et fantassins, qui s'e- 
taient emancipes sous le nom de sergents, dest-a-dire 
serviteurs, devinrent des corps redoutables. Prove- 
nant de tous pays, ils importerent l'usage de divers 
instruments de carnage ignores en France avant eux: 
la guisarme ou hallebarde, dont le bois d'abord tres 
court atteignit au quatorzieme siecle la longueur de 
celui d'une lance 5 la hache danoise, a tranchant con- 
vexe, avec ou sans pointe au talon; le dard, javelot 
leger, arme nationale des Basques qui etaient fort 
nombreux dans les compagnies de sergents (chaque 
combattant avait quatre de ces javelots dans la main 
gauche); le faussard, fauchard, ou faut-il, de la fa- 
mille des faux de guerre, l'arme des paysans, ayant 
une pointe, des crocs, un tranchant, et que Meyrick 
definit ainsi :  c'est une arme en forme de serpe, avec 
une pointe ä. la partie superieure et une autre a 
angle droit sur le dos de la lame;  la. masse a 
tete de fer garnie de cotes saillantes ; la pique fla- 
vnande, gros bäton ferre, de la tete duquel sortait 
une pointe aigue : les Frangais l'appelaient godendaa-t, 
corruption de son nom tudesque godendag, et c'est 
selon Guillaume Guiart, comme qui dirait bonjour en 
francais. Le godendag etait fait pour frapper ä. deux 
mains; a si en tombant le coup ne porte pas, celui qui 
sait s'en servir se rattrape en enfoncant la pointe 
dans le ventre de son ennemi D. Les armes de trait 
etaient la fronde, l'arc et Parbalete.  
 Ces fantassins n'avaient qu'une partie des pieces 
de l'armure. Leurs jambes ne portaient guere d'au- 
tre defense que des chausses gamboisees ou garnies 
de plates; leur coiffure ordinaire etait le capel de 
fer ou une simple cerveliere. Pour eux, le haubert 
etait remplace par 1e haubeqqeon, cotte de mailles 
d'un tissu plus leger, souvent a courtes manches, ct 
mäme sans manches. Le haubergeon n'etant pas 
d'ailleurs a la portoe des moyens du plus grand nom- 
bre, beaucoup se contentaient de la cotte de plates, 
du genre de la. broigne, d'un pourpoint de cuir, d'un 
hoqueton. Ils avaient pour bouclier une arme de 
poing, un petit disque qui se portait a la ceinture, 
que l'on appelait rouelle et aussi boce, qui etait des- 
tine ä, etre tenu de la main gauche pour parer les 
coups dc l'adversaire, ou bien detait le talevas, le 
pavois dont il est parle ci-dessus. Les hommes vali- 
des des communes, et meme de beaucoup de villages 
aüranchis, sbrganisant militairement, se modele- 
ront pour la. tenue, l'armement, les exercices, sur les 
bandes de mercenaires. Iiarmement et Pequipement 
etaient regles dans les petites localites d'api-es les fa- 
cultes de chacun. Le proces-verbal d'une revue des 
hommes de l'abbaye de Saint-Maur-les-Fosses, dresse 
en 1274, les montre divises en quatre classes. Les 
riches a 60 livres et au-dessus sont vetus d'un hau- 
bert ou haubergeon, coiffes d'un chapeau de fer, 
ceints d'une epee large ou longue, et pourvus d'un 
couteau. Ceux dont l'avoir va de 30 a 60 livres por- 
tent un gambison ou une simple cotte gamboisee, 
le capel de fer, une epee longue, un couteau. Entre 
10 et 30 livres, cessait l'obligation d'avoir une ar- 
mure de corps ; le fourniment se bornait au chapeau 
de fer ou a la cerveliere de cuir, s. repas sans four- 
reau passee dans la ceinture, au couteau. Les ar- 
chers ifetaient tenus que d'avoir chacun un arc et 
des fleches. 
L'homme de pied represente ici est arme d'un 
fauchard ; 1e croc servait pour faire tomberles hommes 
d'armes de leurs chevaux, la pointe pour les trans- 
percer ensuite. Depee est relativement courte, le 
couteau long. Le corps est couvert d'un epais gam-
        

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