Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-993485
tait en tete 1e guidon des eclaireurs, Pätendarzl, la 
banniäre et enfin le pan-non. 
Uetendard qui, suivant Froissart, doit s'ajouter a 
1a banniere et au pennon, etait une grande piece d'e- 
toffe fendue au milieu et termines par deux pointes. 
Ce drapeau devait etre attache a la hampe comme 
1a banniere, car ce ne fut qu'a la fin du quinzieme 
siecle que l'on eut Pidee de reprendre 1e manche en 
forme de T, selon le mode du vezillzam antique. Ileten- 
dard semble n'avoir eu d'autre rüle que d'indiquer 
par son volume la place du general; et cette place 
etait le plus souvent en avant dans la tactique an- 
cienne, le chef, (lux, y faisant l'office (Yentraiivzeur et 
se jetant dans la mälee de maniere a ce que Parmee 
se precipitat apres lui pour ne point laisser compro- 
mises sa personne et ses enseignes. 
La banniere semble de tous ces drapeaux celui qui 
eut le caractere le plus personnel; elle etait tou- 
jours decoree des armoiries ornant l'eau de cheva- 
lier, et si, dans les obseques des rois, on faisait flotter 
le guidon , Petendard et le pennon , detait, ainsi que 
dans l'ordre de bataille, la banniere qui suivait au 
plus pres le chevalier dans son cercueil. 
Les bannieres feodales propres aux seigneurs, les 
bannieres communales speciales aux communes, les 
devises inscrites sur ces drapeaux, avaient toutes un 
caractere individuel; leur loi etait la diversite, et 
les bannieres ne comporterent pendant longtemps 
aucun signe distinctif de nation, ou meme de parti. 
Ainsi qu'on peut l'observer ici, l'insigne du ralliement 
national franqais, la croix rouge adoptee pour les 
croisades qui se trouve sur la cotte, ne ügure pas sur 
la banniere; et cela est conforme aux donnees de 
Froissart qui ne dit point que de son temps la croix 
du ralliement fut mise sur les etendards. C'est seule- 
ment vers la {in du quinzieme siecle qu'elle parait 
y avoir ügure. S'il est vrai que, suivant un usage" 
probablement emprunte aux croisades, on trouve la 
croix sur les pavillons des nations maritimes des 
 1375, que l'on voit la croix de Jerusalem sur des 
ctendards du douzieme siecle, qu'on la trouve encore 
sur les enseignes et jusque sur les bannieres reli- 
 gieuses d'un manuscrit de 1a Glu-unique de Char- 
les VII execute sous Louis XI, ce manuscrit lui- 
meme constate que la croix nationale ne se mettait 
pas encore sur les bannieres, pennons et etendards 
charges (Tarmoiries. C'est une regle absolue, et on 
ne rencontre dans aucun monument anterieur au sei- 
zicme siecle, la croix blanche, enseigne nationale de 
la-France, sur 1e fond bleu fleurdelise de ses rois. Le 
mot enseigne, au moyen äge, ne signifie pas seule- 
ment drapeau; il s'applique ah cri d'armes, ä. 1a. 
bande, ä.1_a. croix, au bijou attachä sur la toque, ä 
ä toute marque distinctive en dehors du signuwn, pre- 
nant 1e sens de Yinsignis latin. 
NO 23.  Costume de guerre du temps de Philfppe Je 
Valais (1328-1350) (premiäre partie de la guerre 
de cent ans). 
Ce personnage porte le chapeau de Montauban, adopte 
pendant les croisades par les chevaliers qui ne pou- 
vaient supporter le heaume ferme. Cette coiffure sans 
jugulaire est placee sur un capuchon de mailles mo- 
bile, le camail, pose lui-mäme sur un capuchon de 
laine. Chausses et solerets en plaquettes de fer, epe- 
rons rives aux solerets (detail,n0 17); cet eperon n'est 
point a molette, quoique l'usage en existat depuis lc 
declin du treizicme siecle. 
La defense des epaules et des bras au moyen de 
plates est en progres ; elle se complete d'avant- 
brassards de cuir prolonges couvrant la maille ;le 
harnais des jambes contient les cuissots, les genouil- 
lifres, les Jlzmbiärcs aussi appelees grives ou greviäres. 
Le buste continue a ätre arme selon l'ancien systcme, 
avec double plastron en plaquettes, haubergeon et 
hoqueton, recouvert de la cotte d'armes serree a la 
taille par 1a ceinture. De cette ceinture pend le bau- 
drier portant 1a dague ä. manche de bois, et Pepcc 
dont, jusqu'au regne de Louis XI, 1a poignee a, ge- 
neralement, un pommeau rond ou legerement ovale 
et une garde droite. La lance chevaleresque, devenue 
plus longue de fer et de bois, avait pris alors le nom 
de glaive. Elle n'etait plus comme autrefois deco- 
ree d'une longue banderole, et il fallait etre baron 
ou simple gentilhomme pour y porter 1a banniere 
ou le pennon. 
Le grand bouclier qui figure ici et dont la. forme 
rappelle celle du scutum des legionnaires romains 
provient du changement de tactique qui se produisit 
a la suite du desastre de Orecy, en 1346. L'homme 
d'armes modiüa. son armement et sa maniere de com- 
battre ; il descendit de cheval, au besoin, jusque pen- 
dant une partie du quinzieme siccle. Ce fut alors 
qifapparurent les grands boucliers, pävas, palevas ou 
talevas, couvrant le combattant presque en entier. Les 
gentilshommes les faisaient porter devant eux par 
leur valet, nomme par les contemporains pasveschier 
ou pasvesclzeur. Le pavois, qui etait aussi le bouclier 
de Parbaletrier, servait surtout dans les sieges, on 
 Froissart montre les hommes d'armes entres dans les
        

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