Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-993476
recouvrant les uns les autres, et disposes en sens 
inverse d'une rangee a l'autre; une corde recouverte 
de soie, passant dans la rangee, maintient les an- 
neaux. Quant au terme de plates applique ä. ce sys- 
teme d'anneaux ou de petites plaques disposes a plat 
et se recouvrant les uns les autres, il est deünitive- 
ment reste aux pieces d'armure qui, des ce moment, 
furent adjointes ä. la. broigne; cfetaient des mor- 
ceaux de fer battu destines a resister aux coups des 
masses, des haches d'armes, des lourdes epees. Ces 
pieces de fer battu consistaient en ailettes sur les 
epaules, en arriäre-bras et cubitiüres sur les bras et 
les coudes, en genouilläres et grizves sur les genoux 
et les jambes ; ces plates additionnelles n'enveloppent 
point les parties du corps qu'elles protegent. Les 
ailettes portaient generalement les armoiries du che- 
valier. Les gants et les souliers etaient de cuir sous 
la broigne qui en defendait Yexteiieur. 
Les eperons, espourons, esporons, äsparons, ne sont 
plus Peperon a pointe conique des Normands et des 
Saxons de la tapisserie de Bayeux,n0 14, mais Yeperon 
no 15 dont la branche relevee porte une tige a molette. 
La branche relevee, vue ici de profil, est la. double 
branche qui embrassait le talon dans son alveole ; on 
la bouclait sur le pied par une courroie et elle etait re- 
tenue par une autre courroie en sous-pied. La branche 
se relevant en arriere eut sa raison d'etre tant qu'on 
porta les chausses de maille ou de peau, et cette 
raison existait encore a la {in du quatorzieme 
siecle, ou la. partie superieure des gteves ne couvrait 
pas le talon, mais s'arretait a la hauteur de la che- 
ville. La. courbe en avant que l'on donnait a la 
branche de Peperon avait pour but d'eviter la. fatigue 
des tendons.  
La. cotte ä armer ou cotte d'armes de Hugues de 
Chätillon est un pardessus sans manches, ceint a la 
hauteur de la taille, a partir de laquelle elle est fen- 
due sur le devant. Apres l'an 1300 , on voit des 
cottes d'armes fendues a. la. fois par devant, par der- 
riere, et sur les cotes. Il y a meme des exemples de 
cette cotte ou les pans de devant sont entierement 
supprimes, de lnaniere a laisser voir le bas du pour- 
point qui etait alors pose par-dessus le haubert. 
Selon l'usage, 1e baudrier de chevalerie, recouvert 
de soie et orne de pieces dbrfevrerie, est accroche a 
la. ceinture, obliquement, de droite ä. gauche; d'un 
cote est Pepee dans son fourreau de cuir avec an- 
neaux et boutetolle de bronze; de l'autre la dague, 
dite grand couteau ou misäricorde, attachees l'une et 
l'autre par des courroies. La bandouliere du sac du 
peler-in est simplement en cuir. La guige du bouclier 
est recouverte de soie. Les emaux du bouclier sont 
peints sur 1e bois. La lance de cet homme d'armes 
est toujours l'arme a hampe lisse, sans poignee ni 
contrepoids; elle porte la banniere quadranglzlaire 
aux armoiries du chevalier. Ceux qui avaient a leur 
solde une troupe d'au moins cinquante hommes 
avaient seuls le droit de porter la hanniere quadran- 
gulaire et s'appelaient chevaliers bannerets. On desi- 
gnait sous le nom de bacheliers ceux qui n'avaient 
quele pennon, lequel etait une bande d'etofEe longue 
finissant en pointe. Pendant le treizieme siecle, 
ainsi que le montrent les vitraux de Ohartres, la 
banniere feodale etait un drapeau rectangulaire at- 
tache a la hampe par son plus long cote. Lorsqu'un 
bachelier pouvait satisfaire aux conditions exigees 
pour devenir banneret, il appartenait au commandant 
de llarmee auquel le pennon etait presente a de 
faire de pennon banniere J) en en coupant la. 
pointe. 
Selon Du Oange, le roi et les grands feudataires 
accompagnes sur 1e champ de bataille d'une bannie- 
re et d'un pennon a leurs armes, en usaient ainsi ä. 
cause des bannerets et des bacheliers dont ils etaient 
suivis; dapres le code des tournois du roi Rene, le 
pennon devenait en ce cas l'insigne du commande- 
ment general. 
Les auteurs des douzieme et treizieme siecles pa- 
raissent employer indiiferemment les mots gonfa- 
non, gonjenon et banniäre, pour designer un eten- 
dard reunissant autour de ses plis les hommes d'ar- 
mes d'un baron. Gonfmzon, dit Viollet-le-Duc, etait 
synonyme de banniere : il etait quadrangulaire 
comme elle, ou termine par des pointes; il etait atta- 
che a une hampe de lance autour de laquelle on l'en- 
roulait quand on ne combattait pas, et il ne fallait pas 
que 1e gonfanon füt tres grand puisque l'on com- 
battait avec la lance a laquelle il etait fixe. Sans re- 
monter au dela de Pepoque qui nous occupe,i1 sufiit 
de constater, d'apres M. Gustave Desjardins, que 
dans les vitraux de Ohartres toutes les queues ont dis- 
paru, et que depuis cette apparition de la. banniere 
au treizieme siecle, et celle du pennon au quator- 
zieme, les noms de banniere et de pennon ont , jus- 
qu'a la {in du seizieme siecle, signifie tres precise- 
ment, le premier, 1m drapeau rectangulaire, destine 
exclusivement a recevoir les couleurs et les emblemes 
de 1'ecu;1'autre, une piece däätoife ample, terminee 
en pointe, qui pouvait etre ornee des armes ou de la 
devise. L'ordre de la chevauchee en bataille presen-
        

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