Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-994423
spirale, ni la bucina recourbee sur elle-mäme, se1'- 
vaut d'instrument militaire chez les Romains. Elle 
emane au inoyen äge de la structure naturelle il lu 
corne de boeuf, ä. la dent (Yelephant, et est identi- 
que ä. celle des cois d'ivoire, des oliphants, de la 
trompe de chasse, dont la longueur varie entre 35 et 
50 centimetres. Les grandes busines," ayant quelque- 
fois plus d'un me tre de longueur, ne sont que legere- 
ment courbees ou meme droites ; ces grandes busines, 
dont le son s'entendait au loin, etaient dans les ar- 
mees aux mains de busineors a cheval; dans les 
joutes et tournois, detaient ces trompettes qui don- 
naient le signal de l'ouverture et de la. fermeture de 
la. lice. Ce sont ces busines longues que les artistes 
ont souvent fait emboucher par les anges annongant 
le jugement dernier. 
La busine enferme de corne, etroite ä. l'ouverture et 
sielargissant ä. son extremite, est quelquefois percee 
d'un trou vers son milieu. Cet instrument militaire 
ne se confond pas avec les cornes des menestrels, 
percäes de trous, non seulement le long du tube, mais 
aussi autour du pavillon. La trompe de guerre ou 
de chasse ne pouvait donner qu'un petit nombre de 
notes ä. plein souffle. On disait businer, bacciner, et 
plus tard baciner, pour sonner de la. busine. On em- 
ployait cette trompe au son eclatant pour donner 
des signaux, reveiller les troupes. Elle annongait la 
levee du qamp, le moment du depart , et c'est au son 
des busines que l'on conduisait les troupes a. la 
charge, ä. l'assaut. Les busines retentissaient sur les 
navires en partance, a leur arrivee, pendant les 
combats. Les busineors ä. cheval etaient surtout 
charges de rallier les hommes en sonnant certaines 
fanfares. Notre busineor porte le costume court, 
propre ü l'action, datant du quatorzieme siecle. Il 
est chausse de housemzx, housels, houziaulm, les bottes 
de peau remplagant parfois les greves pendant 1e 
quinziemc siüclc. Ce genre de chaussures hautes avait 
eue pratique bien avant lcs chuusses de mailles, mais 
avait entierement cesse d'ätre employe comme vetc- 
ment militaire vers lu fin du douzieme siecle. Les 
houseaux reparurent pendant 1e quinzieme siecle. 
Ils etaient souvent portes par les archers, les cous- 
tilliers, etc. Les armes de ce trompette sont une per- 
tuisane ä. long fer pointu et tranchant, deporlrvu 
des petits oreillons dont 1a pertuisane est parfois ad- 
ditionnee, et une epce courte dont les quillons sont 
chevauckäs, dest-im-dire l'un descendant vers 1a lame, 
l'autre remontant dans le sens de la. poignee; l'un 
de ces quillons servant ä. engager l'arme de l'ad- 
versaire, Pautrewi garantir les doigts. 
NO 11.  Jehan, seigneur de Florigwzg], 1415 
(epoque de Charles VI). 
Cette effigie provient de Peglise de l'abbaye de PEs- 
tree.  
L'epee,1a dague, 1e surcot d'armes armorie, sont 
ici plus courts que dans les exemples precedents; 
mais l'analogie dispense de toute description. 
NO 3. Casque italien clu qui-nzifmze siäcle; variätä de Farznet, 
Le petit heaume, armet, corruption du vieux mot fran- 
gnis hiawzzet, fut le dernier casque de moyen äge. Le 
mezail de celui-ci est une grille tenant lieu du na- 
sal et du vantail ; un haut cimier, forme de serpents 
entrelaces, surmonte le lambrequin qui en couvre 1e 
chef. Ce lambrequin est ici tronqne, mais on connait 
 les developpements de ce voile voltigeant du casque, 
que l'on trouve avec son jeu et dans toute sa. lon- 
gueur en notre pl. Europe, moyen äge, ayant pour 
signe 1e J couronne, et ici meme, au grand heaumc, 
110 16. 
Tous ces documents sont photographiques, ä. l'exception des 1105 9, 10 et 11, provenant du portefeuille de Gai- 
gniäres, cabinet des Estampes, Bibl. nat. de Paris (dont partie au Collage cYOxford), et du 110 3, dessine au 
palais du Prätoire, ä. Pistoie. Les 1103 12, 13, 14, 15 et 16 font partie de la suite des costumes de guerre, organi- 
see au Musee d'artillerie de Paris par M. le colonel Leclcrcq. Les bacinets n" 1, 2, 4, 7 et; 3 Boni de 1a, couac. 
tion de ce musee.     
Voir, pour le texte: 1a Notice sur les Costumes de guerre du Musäe d'artillerie (Paris, 1876);  le Catalogue 
des collections de ce musäe, par O. Penguilly Dllaridon;  Viollet-le-Dzac, Dictionnaire misonnä du mobilier 
frangais 5 armes de guerrc;- Ill. Quicherat, Histoire du costume en France.  

        

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