Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-994401
ceux-ci se portent avec la baviere colletin pourvue 
d'un haut-garde nuque. Cet habillement de tete 
convenant aux gentilshommes est celui porte ici.. 
Ifavantail de ces derniers chapels n'etait point 
perce de vues ; c'etait en inclinant la täte qu'on pou- 
vait voir au-dessus ou au-dessous de l'horizon. Le 
bacinet, lourd et d'autant plus incommode lorsqu'il 
fut lie au colletin, ne permettait que diiücilement 
de tourner la. tete ; la salade, une calotte de fer avec 
couvre-nuque, et le chapel, offraient plus de commo- 
dite. Aussi, depuis le temps de Charles V jusquää. 
la fin du regne de Charles VII, les hommes d'armes 
bien equipes eurent trois sortes (Thabillements de 
tete : 1e bacinet, la salade et le chapel de Montan- 
ban; on preferait la salade et le chapeau pour le 
combat a pied. La baviere bouclee sur la cuirasse, 
comme on la voit nÜ 14, est independante du cas- 
que. Ce chapel de fer est surmonte d'une Cornette 
flot tante, rouge et traverses de la croix blanche, l'en- 
seigne des Francais pendant la guerre de cent ans. 
Cette facon de porter l'enseigne n'etait peut-etre 
pas une nouveaute, car il est parle dans la chanson 
de Roland des gonfanons qui pendent sur les heau- 
mes G cilgmgfanum sur les helmes lurpentlent v. Il est 
possible que ce füt le gonfanon de la. lance qui pendit 
ainsi sur le casque, mais il ne parait pas improbable 
qu'il füt attenant au casque meme, comme on le 
voit ici. L'armure, recouvrant un haubergeon de 
mailles, est remarquable par sa soliditc, ses beaux 
renforts dkäpaule et ses cubitieres. Une pansiere 
renforce la cuirasse, se bouclant a la baviere. L'ar- 
mure ä, braconniers est ceinte a. la hauteur de la taille 
par une courroie de cuir cloute d'or. La ceinture de 
chevalerie soutenant Pepee et la dague est en metal ; 
les armes sont liees a l'armure, vers 1e haut, par 
de longues chainettes. Iieperon est encore ne au 
moyen de courroies, et non attenant au talon menue, 
ce qui montre que les greves ne recouvrent pas l'ar- 
riere du soleret et säxrretent toujours a la hauteur 
des chevilles. Les epaules sont inegalement armees, 
ce qui annonce 1a presence du faucre, Parret ferme 
fixe au corselet d'acier, indispensable pour supporter 
le poids de la lourde lance que cet homme d'armes 
tient en main; ä. la fin du quatorzieme siecle la lance 
atteint une longueur de cinq mettes de bout en bout. 
Pour soutenir une hampe de cette dimension dans 
la position de combat, on couchait le bois sur le 
faucre qui se trouvait en avant de la main. La 
lance, robuste et bien armee, etait pourvue d'une 
rondelle d'acier pour la protection de la main, et 
de ce qu'on appelait la grappe de billettes, consistant 
en un collier mobile de billettes d'acier dont le champ 
de course etait la poignee de l'arme. Cette grappe 
de billettes etait clestinee aempecher le bois de glisser 
dans la main au moment du choc, en reportant l'ef- 
fort sur le faucre. Pour aider a ce resultat, le faucre 
fut garni au quinzicme siccle de bois tendre ou de 
plomb ; les pointes des billettes d'acier s'imprimaient 
dans cette doublure, et ainsi le bois faisait corps 
avec le faucre. Pour parer au danger du recul cause 
par le choc d'une arme de cette portee, dont le 
contrecoup pouvait luxer Pepaule, 1a. hampe lourde 
recut un contre-poids au sabot. 
La garde circulaire derriüre laquelle la main etait 
abritee completait la defense de Pepaule droite arre- 
tee au-dessus du faucre. L'armure etait faite pour 
la gymnastique qu'exigeait la grande lance, et le 
faucre ne servait que pour elle. Le cavalier ne fai- 
sait que diriger la lance a contre-poids. 
Une houppe de laine ou de soie accouipagnait d'or- 
dinaire la. douille du fer de la lance, generalement 
court et carre, comme les fers de certains carreaux 
däzrbaletes. Habituellement, au quinzieme siccle, les 
bois des lances etaient peints, dores, surtout s'ils 
portaient banuiere ; mais comme il etait rare que les 
porte-bannicre tissent usage de la. lance, dont ils de- 
vaient pendant l'action tenir le bois haut pour le 
ralliement pres du seigneur, ce bois nüätait pas garni 
de la rondelle de garde et n'avait point de prise. Avec 
la lance de combat moyenne, le faucre n'etait point 
necessaire. 
(Tctait ordinairement Pecuyer qui portait la lance, 
lc maitre ne la prenant qu'au moment de charger. 
Pour combattre a pied, les hommes d'armes raccour- 
cissaient 1e bois de leur lance et s'en servaient comme 
       
dient, pour parer a Pimprevu; car, pour combattre a 
pied, s'emparer d'un retranchement, monter a Pag. 
saut, les hommes d'armes avaient des rouges et des 
lances courtes, les dur-des, pour lesquelles il y eut une 
escrime particuliere jusqu'au. la lin du quinzieme siecle. 
Avec ce harnais de guerre, sans cotte ni ecu, l'ar- 
moirie du chevalier est peu ostensible. Elle consiste 
ici en un ecu emaille portant une croix rouge sur un 
fond argente, qui decore le haut du fourreau de 
Pepee.  
NO 13.  Charles d'0rle'ans (XVÜ siäcle, rägne de 
Charles V11). 
L'habillement de täte est un bacinet dont la visiere en
        

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