Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-994393
en epees, en fers de lances et de Iieches, en harnais 
de corps, agres, machines de guerre ; dans ce siecle de 
fer, disons-nous, on les champs pour experimenter 
les moyens de defense et d'attaque etaient partout, 
ou l'observation etait sans cesse en eveil, ou d'ail- 
leurs chacun s'armait selon son goüt et ses predilec- 
tions, les recherches sont abondantes, les exemples 
varies. Ce ne fut toutefois que vers 1380 que le ba- 
cinet devait atteindre sa. perfection avec l'armure de 
plates complete commencant ä, paraitre; c'est de 
cette gpoque que date le baciuet lie il. un colletin d'a- 
cier couvrant la partie supcrieure du corselet. La pe- 
riode qui precede appartient au temps de l'armure 
mixte, celui des hauberts et des broignes plus ou 
moins renforce-s de parties d'acier. 
Nos 1105 1, 2, 4, 7, 8, et le bacinet de Duguesclin sont 
de cette epoque. Le n" 7, qui est un casque anglais 
datant de la, ün du siecle et n'a plus de visiere avan- 
cee en pointe , etait deja le resultat de doulou- 
reuses experiences. 
Sur tous ces bacinets, la vue est percee sur Parete 
d'un nerf saillant, de manier-e a ce que le fer de Pepec 
ou de la lance ne s'y puisse arreter. Quant a leurs 
formes coniques, aux becs avances, en faveur pen- 
dant un certain temps a cause de la deviation qui 
en resultait pour les coups de face, il fallut bien s'a- 
percevoir que ces asperites donnaient prise aux; 
coups de masse ou düäpee diriges obliquement. C'est 
pourquoi l'on üt abandon des formes coniques en 
donnant au bacinet des surfaces spheroides ou ellip- 
soides diminuant les chances de l'attaque. Le timbre 
lui-mäme fut arrondi.  
Malgre toutes ces ameliorations, le bacinet de 1400 
a 1410, dont le camail de fer est entierement suppri- 
me, qui se trouve lie a un gorgerin, un colletin ar-  
ticule, et qui, de plus, etait maintenu au corselet et a 
la dossiere par deux courroies, le baciziet etait une 
armure lourde, peu maniable, et jusque. un certain 
point insuffisante; car, a la suture du gorgerin et de la 
visiere, le fer de la lance ou la pointe de Pepee trou- 
vaient souvent un passage. Il fut abandonne pour 
la salade et Parmet vers 1435. 
Les trous perces dans la visiere, a la partie infe- 
rieure, pour la respiration, ukätaient souvent prati- 
ques que d'un cote, le droit, pour ne point aifaiblir 
l'arme du cote gauche sur lequel portait le choc de 
la lance ennemie s'appliquant a prendre le cavalier 
en echarpe pour le desarcouner plus süremeut. Le 
bacinet etait garni interieurement. La visiere etait 
doublce de soie ou de toile. Le camail de mailles etait 
iixe au bord inferieur du timbre au moyen d'un la- 
cet passant par des trous percäs; ce lacet reposait 
sur une bande de cuir, ä Pexterieur, pour empächer 
qu'il ne fut coupe par le fer. 
Les formes frangaise et anglaise ont beaucoup de 
rapports ; elles diifärent de celle adoptee dans la 
haute Italie. Le timbre franqais est beaucoup plus 
incline en arriere pour offrir moins de resistance aux 
coups de lance; la visiere est plus saillante, mieux 
close que celle du bacinet italien; elle se releve, 
mais peut ausi etre completement enlevee en reti- 
rant les fiches qui maintiennent les charnieres voisi- 
nes des pivots; ces charnier-es sont beaucoup moins 
frequentes sur les bacinets italiens que sur ceux de 
la France et de PAngIeterIe. 
N" 14.  Ulzevalier portant les armes de Xaintrailles, 
(commencement du XVO siiscle, rägne de Charles VI). 
Le clzapel de fer que porte cet homme d'armes, cerve- 
liere avec un bord saillant tout autour de la tete, est 
une coiifure militaire de hante antiquite figurant sur 
les monuments grecs et romains, et que le moyen- 
äge ne cessa guere d'employer. Les gens de guerre, 
au douzieme siecle, en portaient en cuir bouilli. 
Au treizieme siücle on trouvait le chapel de fer 
sur le capuchon de mailles. 11 etait plus maniable, 
moins lourd et moins etouifant que le heaume. 
J oinville en parle plusieurs fois. Les formes du 
chapel de fer furent variables sur la tete des mi- 
neurs et pionniers du treizieme siecle; avec leur 
forme basse et leurs bords larges ils etaient de veri- 
tables pavois faisant devier les projectiles  on don- 
nait aussi le nom de Izanepier a. ces couvre-chefs de 
fer. Au commencement du quinzieme siecle, cette 
coiifure, que l'on abaissa sur le visage, et qui a une 
crete transversale d'avant en arriere, avec des bords 
inclines, en pointe dans l'axe et perses pour la. vue 
(voir n" 21, pl. Moyen äge, A. L.) aurait pris le nom 
de chapeau de Montauban. Il y en avait en mäme 
temps de bien des sortes, ainsi qu'en temoignent les 
miniatures de Yepoque. Les uns n'ont pas de nerf 
dans l'axe et affectent une forme cylindridue termi- 
nee par un cone aplati, avec bords horizontaux ; d'au- 
tres ont une doublure frontale et un nasal saillant ; 
cette derniüre fagon est meme assez frequente. La 
doublure frontale est rivee sur Pavantail du chapel, 
le nasal l'est par dessous. Quelques-uns de ces cl1a- 
peaux sont forges en fagon de bombe tres haute, 
quelquefois cannelee, avec avautail peu saillant;
        

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