Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Planches et notices 201 - 300
Person:
Racinet, Auguste
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-992932
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-994376
cote du corps au moyen de lacets ou dütgrafes. Par- 
fois on Pendossait et il etait boutonne par devant 
comme un gilet; dans ce cas il pouvait avoir des 
manches : tantüt des demi-manches, comme on les voit 
au na 11, tantot des manches longues et rembour- 
rees aux arriere-bras, qui se porterent concurrem- 
ment avec le surcot collant sans manches, principale- 
ment de 1360 a 1380. 
Le dauphin a pour coiffure une cerveliäre avec nasal 
mobile, dest-a-dire pouvant etre enleve ; une espece 
de baviere sous 1e camail rapproche cette CÜIOHJQ de 
fer de la salade. Le casque, que l'on forgeait d'une 
ou plusieurs pieces, porte directement sur le crane, 
en affectant toutefois une forme legerement conique; 
1e camail est attache ä. son bord inferieur. Le nasal 
dore est orne de pierres fines. Le grand heaume, 
qui se plagait par-dessus la cerveliere, et que l'on 
voit a. cote, est surmonte d'un haut cimier en fleur 
de lis a quatre branches et a houppes d'azur; son 
voile est un lambrequin dechiquete et armorie, dont 
le dehors est de cuir souple, la doublure de soie 
blanche. Les bras et les jambes sont completement 
couverts de plates, les canons et les avant-bras fer- 
mes ä. chamieres. Le surcot de laine ou de soie 
bleue est alrmorie ; sa ceinture, ornee dfemaux et de 
pierreries, ceinture de chevalerie ct de noblesse, est 
de celles qui, dit Viollet-le-Duc, appartenant a d'im- 
portants personnages, valaient un domaine. La cein- 
ture militaire se voit ainsi laortee a la jupe du sur- 
cot de 1350 a 1395 en France, en Italie et en Angle- 
terre. Peut-ette provient-elle de ce dernier pays, ou 
on la rencontre sur la statue tombale de sir Roger 
de Blois, mort en 1300. Cette marque distinctive de 
la chevalerie et de la noblesse ne doit pas etre con- 
fondue avec le baudrier; quoique particulierement 
propre au costume militaire, elle se portait aussi 
avec l'habillement civil. (Voir les pl. Europe, moyen 
äge, ayant pour signes zla Tete de cheval et 1'Arro- 
soir.) 
Uecu, de tres petite dimension, est soutenu par 
une guige de velours avec pieces dbrfevrerie. Uepee 
d'armes, dont le fourreau de velours est assure dans 
une position fixe par un leger ceinturon a la hauteur 
de la. taille, est de ce type a poignee en croix droite 
que l'on retrouve sensiblement 1e meme depuis le 
douzieme siecle. Son luxe est analogue a celui de 
Fepee de connetable qui figure en notre pl. Europe 
moyen fige, signe la Raquette, sous le no 7. La poi- 
gnee de la dague, munie de deux disques ronds, est 
du genre 1e plus usitc ü. cette epoque. Ainsi que 
dans l'exemple prdcädent, la misericorde et Päpee 
sont lis-Ses ü. l'armure par une longue chainette. Les 
gantelets et les eperons sont aussi rapprochants, la. 
courroie de Peperon ätant de velours cloute d'or. 
NO 15.  Harnais de guerre de Päpoque de Charles V. 
Ce harnais est aux armes de Duguescliu. 
7 et 8.  Bacinets; les 1105 4 
et de la jin du siüclc. 
et 7 anglais, 
Armure complets de plates de fer ; cuirasse bombee" 
pour offrir plus de resistance, se prolongeant par une 
braconniere destinee a proteger le bas du corps. Sol 
lerets termines en pointe, dans le goüt des modes ci- 
viles du temps, dont. le reHet est si frequent dans les 
tenues militaires. La cotte d'armes en forme de dal- 
matique, courte et deceinte, est celle adoptee par 
Duguesclin. Le bacinet, dont la tete est habillee, n'est 
encore qu'une cerveliere conique posee sur le capu- 
chon de mailles, et completee par une visiere mobile 
siavancant en forme de museau pointu, de bec d'oi- 
seau. L'eau, de petite dimension, est boucle court, 
de maniere a ce que son chef aide a la defense du 
cou ;il est en bois argente et peint, armorie de meme 
que 1a. cotte. 
Outre Pepee d'armes attachee au baudrier, on 
trouve ici la grande epeeadeux mains qu'en raison de 
sa. longueur qui ne permettait pas de la porter au 
cote, l'homme d'armes du quatorzieme siecle atta- 
chait a l'argon de son cheval. Cette arme n'est pas 
Pepee d'argon des onzieme et douzieme siizcles. L'an- 
cienne etait relativement legere, (Pestoc plutot que 
de taille, et le cavalier qui y recourait une fois les 
lances rompues, soit pour continuer a combattre ä. 
cheval, soit pour se degager du milieu des chevaux 
renverses, ne pouvait la manier que d'une main, son 
bras gauche etaut engage dans les enarmes de Pecu 
normand. Uepee ä. deux mains, longue ou courte, est 
une arme de combattant ä. pied; elle appartient ä. 
une epoque ou la tactique change et ou l'homme 
d'armes descend de son cheval pour l'action. L'es- 
crime prend alors un nouveau caractere, et consiste 
principalement, sans compter les coups droits si dan- 
gereux, a fournir des coups de taille assez lourds 
pour se faire sentir a travers les mailles et briser les 
bras ou Pepaule. Au fur et a mesure que l'ar- 
mure gagne en solidite, qu'on la fait de plates en 
tout ou partie, Fepee prend de plus en plus de poids, 
la lame de plus en plus de force et de rigidite. La 
puissance communiquee a cette arme par l'action des
        

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