Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-988434
 77  l; IIARNOIS il 
Lt-s tfhevatix des eonmagaiit-s des tirdonnantzes du roi (ttaienl. 
garnis  simples relativement a ceux des compagjniesd es 
bannerets. La noblesse, qui tronsidfärztit comme un de ses privilegvzs 
essentiels le droit. de lormer des  d'hommes d'armes, 
tenait a ce que ces hommes d'armes fussent richement equipes. Le 
luxe des harnois depassait, a la fin du xvt siecle, tout ce qu'on peut 
imaginer, et ce luxe ne se produisait pas seulement dans les tour- 
nois et pendant les solennites, mais aussi dans les combats. 
Lies selles etaient garnies d'ivoire et d'or; les cuiries, de pierres 
lines et. de perles; les brides etaient. de vermeil et ornees d'emaux 
et de pierreries. (le luxe se manifestait d'autant plus, que la noblesse 
lif-oflttle tenait a se distinguer de ces compagnies (les ordonnances 
du roi, qui, si elles ne portaient pas encore cc que nous appelons 
Funilbrme, ne pouvaient deplovei" de tliste dans leur equipement, 
puisqu'elles se recrutaient parmi les roturiers, les gens de peu, qui 
n'avaient. que leur solde pour toute tortune. 
Deliiuis le milieu du xlv" sieele, deux causes principales contri- 
buaient a pl'Üt1lpllOl' la ruine de l'ancienne chevalerie : Findiscipline 
ct le luxe. Les bannerets nbbeissztient qu'a contre-coeur aux ordres 
generaux qtfils recevaient du connetable. En bataille, ils ne consen- 
taientjamais a escadromter, tfest-a-dire a charger suivant un certain 
Ordre, mais prenaient part a l'action quand bon leur semblait. Les 
rivalites entre seigneurs litisaient qu'ils nligissaient point (l'en- 
semble et meme ne voyaient pas toujours sans tleplillSll' la decon- 
liture d'un rival. Les chefs (Farmee, dans l'impuissance de se l'aire 
tilieiif de leur chevalerie, penseront, en certains cas, trouver des 
avantzigfes a la faire COITIbHIlLFO a pied. 
Les ilnglais avaient, des le milieu du Xive siecle, adopte cette 
tactique et s'en etaient. parfois bien trouves. Les connelables de 
France croyaient ainsi pouvoir mieux tenir leurs troupes sous la 
main et opposer aux charges de cavalerie une masse solide pendant 
un certain temps, permettant de prendre ses avantages avec des 
Feserves lorsque la cavalerie ennemie aurait use sa puissance d'im- 
pulsion et serait dispersec. Mais si les Anglais avaient. pris, en cer- 
tains cas, le parti de mettre leurs cavaliers a pied, ils possedaient. 
(les corps (zonsiderables (lüirchers, verilables tirailleurs qui se repan- 
daienl. en herse le long (les flancs de cette inlanterie lourdement 
armee, et contribuaient. a mettre le desordre dans l'attaque. Opposer 
Une inlanter-ie compacte, peu mobile, depourvfue d'armes de jet, aux 
fifltarges de cavalerie sans le secours d'archers, etait insense; aussi 
cette tactique nous fut-elle fatale a Poitiers et a Azincourt.
        

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