Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-988009
[ IIARNOIS l  38  
ll fallait bien, pour pouvoir se servir de la lance sous l'aisselle, 
trouver un point d'appui sur la selle au bas des reins, autre- 
ment le choc aurait desareonne le cavalier; quant a la batte d'argon; 
de devant, elle n'etait qu'un preservatif et scsrvait. a retenir les renes 
lorsqu'on ne les gardait pas en mains. 
La tapisserie de Baveux nous montre des SQllÜS toutes labritiufäes 
sur le meme modele, avec hautes bates (Yarriere et d'avant legere- 
ment rcnversees vers Yinterieur pour mieux envelopper lürnfouit- 
PlIIlFG du favalier (fig.  Ces bates titaient. evidemmcnl, faites fl(' 
bois, peut-etre recouvertes de peau et peintes. Elles sont de hauteur 
egale. Les quartiers s'evasent. beaucoup a leur partie lIIllÄFlCUIWZ, 
et l'on remarquera le mode d'attache A de la sous-ventriere, dont 
le bout pendant B permettait au cavalier de serrer Jrom tement la 
sangle au besoin pour charger, sans (lOSCGIILlFC de elievatpll n'avait, 
en effet, qu'a appuyer avec la main sur ce bout de courroie B pour 
serrer tres-fortement, cette sangle C, ce qui devenait, nticessaire au 
moment ou l'on chargeait a la lance. 
Cette forme de lJftlG ne se trouve indiquee que sur la tapisserie de 
Baveux; habituellement, pendant le cours des Xlc et X119 siecles, elles 
sont droites et non trop elexiees, ainsi que l'indique la ligure 7. 
C'est vers la fin du x11" siecle que la bate de troussequin se deve- 
loppe dans le harnois frantjais et se courbe des deux cotes pour saisir 
le haut des cuisses du cavalier  C'est aussi a cette tifpOqllO que le 
combat a la lance larend, dans la gendarmerie, frantjaisfr, une impor- 
tance capitale. Jusqu'alors les monuments figures ne donnent pas 
plus de sept a huit pieds de longueur a la ham 1e de la lance : lTlülS 
ce bois atteint vers la fin du X110 siecle dix pidds et plus; au XIVÜ, 
sa longueur est portee generalement a quinze pieds (voy. LANCE). 
ll fallait donc donner au cavalier un solide are-ltoutant, non-seule- 
ment suivant l'axe de la monture, mais aussi lateralcment, car il 
avait asotitenir des chocs lateraux. On ajouta meme [iarfois des cour- 
roies sur les cotes des battes, alin de boucler le cavalier sur la selle 
(fig. Il?)  ainsi ne pouvait-il quitter les areons. Dans cet exemple, 
la bate de devant est droite, mais celle de troussequin s'arrondit en 
selargissant par le haut pour saisir le haut des cuisses. Pour char- 
ger a la lance, le cavalier s'appuyait meme sur le haut du trous- 
sequin en roidissant les jambes sur les etriers. Cette vignette, si 
naivement rendue qu'elle soit, est precietise. Elle montre sous les 
Voyez les contre-scels de Richard Caaur-de-Lion. 
Manuscr. Biblinth. nation. Rounmns rPAlimanrlra, fr 
zais 
(X1110 sibmzle")
        

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