Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-991986
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DES 
Auxuälcs 
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l'attaque ou pour mettre le desordre dans la detense, quand on etait 
a portee dütrqtiebuste.  
Les dispositions tactiques dont nous avons tiresente quelques 
apergus sont [irises surtout en vue de la defense d'une ligne de ba- 
taille ou d'un point. Quant a l'attaque, il tant atdmettre qu'a la {in 
du xv" sieele, elle etait beaucoup moins reguliere. Un soupeoniiait 
a peine alors les grands mouvements strategiqites, et toute bataille 
etait encore le plus souvent, connue a Pepoque feodale, un choc 
direct. Les meilleurs capitaines essayeront. bien de faire un effort 
considerable sur le centre ou sur l'une des ailes pour couper l'en- 
nemi ou le prendre en llanc, mais il etait tort rare qu'on lit faire un 
long detour a un corps d'arme-e pour le jeter sur les derrieres ou les 
tlailcs de l'ennemi, quand l'action de front etait. irngaigee. Cepen- 
dant la itouvelle cfavalerie legere enrolee dans les troupes ltittttj-lllätää 
a cette epotuie avait pour mission d'eelairer l'aient-e, de faire des 
reconnaissances, et d'operer sur les lianes ou mente en arriere de 
l'ennemi pendant la bataille. Aussi, pour rendre son intervention 
plus efficace, on commenca a llirmer de petitesai-iiies a feu qui l'u- 
rent plus tard converties en ces grands pistolets que la cavalerie 
portait :'tl'art;oi1 de devant. Cette cavalerie ainsi arinee mettait 
parfois pied a terre, comme l'ont fait depuis les ilragons, dont 
on trouve l'origine dans les guerres d'ltalie de la {in du xvt" siecle. 
Ainsi, se presentant en corps peu nombreux sur le tlauc de l'ennemi 
ou en arriertz des lignes de bataille, ces cavaliers jetaient le trouble 
dans les lignes, et si la cavalerie adverse. se mettait en mesure de 
les repousser, ils remontaient promptenufiit a cheval et disparais- 
saient pour  presenter sur un autre point. 
Montes sur des chevaux atgiles, armes legjerement, les itompagnies 
de gens d'armes couverts de leurs lourdes armures etaient hors d'il-lat 
de les poursuivre longtemps, et ne pouvaient comme eux traverser 
des marais ou PÜSSGI" a travers des haies. Toutes les arme-es de l'Eu- 
rope enrolerent donc a l'envi ces cavitliers legers; Porgztniszition de 
tzette troupe porta un nouveau coup a l'ancienne cavalerie. de l'or 
xietue, dont l'ii11porta11ce militaire decroissztit ainsi chaque jour. 
Le role de la cavalerie legere dans les batailles contribua long- 
temps a l'aire conserver aux dispositions tzictiques de l'attaque un 
ordre en memfi temps (lefensif. (Yest-Si-tlire que chaque. bataille 
(Vinfzinterie, nieme (piand elle attaquait, conservait. son ordre de 
redoute, de manitrre a pouvoir au besoin se defendre. sur ses flancs 
comme sur son tront et en arriertu Cette disposition diminuait beau- 
coup l'effort de l'attaque d'un front, puisqu'elle rendait inutile une
        

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