Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-991855
PISNIL-XIN" 
M OYICN 
A G E  
ll03 
ennemi tenace et bien poste, toutes les compagjiiies d'hommes 
(Farines les plus braves et. les mieux niontees. 
Llinfanttarie, eonipostfze de gens des communes qui ne se connais- 
saient pas, etait de meme ilivistfie par petites batailles commandees 
trliacune par un capitaine et sous la direction gif-nilrale d'un conne- 
table qui avait grancfpeine a maintenir la discipline dans ces bandes 
et a les faire agir d'ensembles Les mercenaires seuls pouvaient etre 
eonsidertis comme une troupe maniable et marchant avec (Jnsemble, 
mais cela ne se pouvait obtenir qiiltpres une campagne longue; car, 
au total, ces mercenaires, ces soudovers, etaient commandes par 
des capitaines qui loiiaieiit eux et leurs compagnies au plus offrant. 
(les sortes de troupes faisaient de la guerre un nietier qu'ils 
tachaienl de rendre aussi lucratif que possible; ne portaient, bien 
eutentlii, aucun interet a la cause pour la deftrnse de laquelle ils 
slengageaient; et, s'ils se battaient bien, pour faire priser plus liant 
leurs services, ils ndiesitaient pas a passer d'un parti dans llantre, 
lorsque. expirait le ternie de leur engagement. ou lorsqu'on ne poii- 
vail, les payer. 
La tactique de ces sortes de gens etait. de faire, autant que 
possible, bande a part, de se tirer d'affaire. du mieux qu'il etait pos- 
sible, tout en se battant;bravement. Dlailleiirs les fi-Eodanx franqais 
eussent. juge indigne clleiix tle se battre. nieles a ces soiulovers ou 
aux gens des communes. 
ll 117011 etait. pas de inernt) cliez les Änglais, tlOHl. les arinees for- 
maient dejfi un corps liomogjentw, national, ou nobles et vilains ne 
iletlaigjnaient. pas de concourir a une muvre commune, cote a cote. 
La constitution fraetionnee des armees tiäodales franeaises a.ine- 
nait IltlCBSSÄllFtZtIUÜHl. une tactique fraetionntie, etroite, appliqiiiffe par 
tzlizitpie corps, mais sans vues d'ensemble. Et cet etal. de choses eut 
une influence telle qu'on en suit. la trace jusqu'au commencement 
du xvn" siecle. (Iliaque compagnie, si mince qulelle fut, ivretendait 
etiriz une unite; aussi le nom de bataille, d'on nous avons fait batail- 
lon, (stait-il donne ii chacune de ces unites, soit a cheval, soit a pied. 
Une bataille pouvait titre eomposee de vingt. hommes aussi bien que 
de deux tzents; elle agissait. et se gouvernait suivant sa methode, et 
execiitait plus ou moins bien ou plus ou moins fidelement; les ordres 
 du coinnnindcirient. superieur, transmis par leurs 
chefs directs. lforgtiniszition des compagnies des ordonnances du 
roi para jusqifäi un certain point a ce qu'il y avait de defectueiix dans 
ce inodede composition des arinees, mais ne pouvait donner imme- 
dizitenient un "resultat, deliiiitif. lTÜlllBUPS cette orgfanisation avait
        

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