Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-991686
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'I'ACTIQI'E 
DES 
Anmfzris 
FRANCMSI 
charges; mais alors ils se retranchaient en herse, (lerrii-rtf des pieux 
fiches en terre obliquement et aiguises des deux bouts. Les chevaux 
venaient senferrer sur ces palissades lITIPFOXVlSGlGS, et ces archers se 
servaient alors de la hache, du long marteau ou de la vouge. tliest 
alors seulement que la cavalerie anglaise chargeait a son tour. 
La superioritti de l'archer anglais etait si bien reconnue, que les 
capitaines de cette nation ne paraissent pas s'etre preoccuiwes serieu- 
sement tout d'abord de llilnportancc qu'allait prendre l'artillerie en 
campagne. Et, en effet, elle faisait plus de bruit que de mal j, quand 
on commenga a Ilatteler, son action reellf; nltait guere redoutable ; 
cependant l'intervention de l'artillerie deconcertait la tactique qui 
avait, pendant pros d'un siecle, si bien reussi aux arme-es anglaises. 
On a vu qu'a Crecy, comme a Poitiers et a Azincourl, cette tactique 
avait consiste a grouper les forces sur un point  suivant un 
ordre de front, avec des ailes mobiles, tandis que les Ifraneais ope- 
raient en colonne, ou par serics de batailles jalonnees les unes der- 
riere les autres. Que les Anglais, une fois leur ordre de. bataille 
adopte, n'en changeaient pas pendant l'action, preferaient la defen- 
sivc a l'attaque, ou que, siils se decidaient a cc dernier parti, comme 
a Azincotirt, detait par une marche du front de bataille tout entier, 
en debordant les ailes de ltennemi par des nuees de tirailleurs. 
Ayant, de leur cote, la superioifite des armes de jet-l'arelmr en- 
voyant douze tleches pendant que Farbaletrier envoyait un carreau, 
et la tleche ayant une porte-e egale au moins a celle du trait d'arbit- 
lete  cette tactique etait excellente; mais quand les troupes fran- 
gaises purent mettre en batterie quelques pieccs (l'artillerie de petit 
calibre, le front immuable de l'ordre de bataille des Anglais pouvait 
etre tres-comproniis. Alors la defcnsive, qui leur avait etc si proti- 
table, devenait un peril, car une fois ce front entame sur un point 
par l'artillerie, une charge ennemie avait de grandes chances de 
succes. 
 Dans les combats qui eurent lieu autour dTJrlezins pondant le 
siege de cette ville, les Anglais parurenl; decoiice1'tüs par la tactique 
nouvelle des troupes frangaises, qui, commenqzint l'action par des 
volees d'artillerie, se twreeipitaient hardiment sur le point ou les 
boulets avaient ete le desordre. 
Certes, Jeanne la Pucelle n'apportait pas aux troupes qui tenaient 
encore pour le royaume de France une tactique nouvelle, mais c-lle 
apportait la confiance et Vactivite, deux qualites essentielles a la 
guerre. Elle forqa les capitaines de compter sur ces corps nombreux 
des communes, murs pour les combats, car la population des villes
        

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