Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-991474
PENDANT 
MOYEN 
A G15. 
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cette epoque que l'on peut signaler les premieres tentatives pour 
obtenir une tactique en rapport avec l'organisation militaire feodale, 
et dont Fapogee parait COlÜClClBT avec le passage de deux grands 
hommes de guerre : PlIlllPPC-JÄLIQLISIC et Richard Coeur-de-Lion. 
On ne trouve dans les nombreux recits de batailles qui remplissent 
les premiers siecles du moyen fige que peu de documents qui puis- 
sentpermcttre d'indiquer les elements d'une tactique militaire, bien 
qu'il dut en exister une, puisque nous voyons des armees tenir 
longtemps la campagne et operer avec ensemble vers un but defini. 
ll y a tout lieu d'admettre que sous les Merovingiens, comme sous 
les premiers Garlovingiens, la tradition romaine subsistait encore. 
D'ailleurs, pendant cette periodc, le systeme feodal sessayait, et n'a- 
vait pas pris son developpement. Les derniers Carlovingiens n'etaient 
pas en etat de resister aux troupes normandes, qui, bien que bar- 
bares, possedaient une organisation militaire assez encrgique pour 
prendre toujours l'offensive et eviter des desastrcs. Les premiers 
renseignements sur la tactique normande nous ont etc fournis par 
Robert Wace, lorsqu'il decrit la bataille d'Hastings', et par Benoit 
de Sainte-Blaure. 
L'armee de llarold, inferieure en nombrea celle de Guillaume, s'est 
retranchee sur une serie de petites collines, au moyen de pieux et 
d'epatilements. Guillaume divise ses troupes en trois corps : le pre- 
mier compose des gens d'armes des comtes de Boulogne et de Pon- 
thieu ; le deuxieme, de Bretons, de LllanceauxetPoitevins ; le troisieme, 
des Normands commandes par le duc en personne. En tete et sur 
les flancs, marchaient les archers et arbaletriers. L'action est com- 
mencee par ces fantassins, qui couvrent les lignes ennemies de traits, 
mais sans beaucoup de succes. La cavalerie s'avance pour forcer les 
issues des redoutes; elle est repoussee, et ainsi la bataille demeure 
indecise jusqu'au milieu du jour. C'est alors que les archers re- 
goivcnt l'ordre de tirer en l'air de telle sorte que les projectiles 
tombent. verticalement sur les Saxons; puis nouvelles attaques de 
cavalerie encore repoussee jusqult un fosse ou beaucoup tombent 
pele-mele. La victoire eut ete a cc moment assuree a Harold, s'il eut 
pu disposer d'un plus grand nombre de troupes et prendre vivement 
l'offensive. illais Guillaume rallie ses hommes, envoie de nouveau 
une grosse troupe attaquer les retranchements, en leur enjoignant de 
1 Robert Wacc ücrivait le Rmnan (le Rou pendant le X110 siäcle; mais il est facile de 
distinguer dans son rücit les parties merveilleuses ou romanesques de celles qui lui ont 
ütü fournies d'api-Sas des documents präcis. 
v1.  117
        

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