Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-991046
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c sant elfet tel qu'ont fait celui dlune moyenne pieee (l'artilh_-rie, et 
a au bruit, il semhloit pFOllPtHUP-llt estre de fer ou de bronze. Vous 
a zulviszint qu'un tel instrument, facile a porter", ifsl propre tllttllül" 
a voler une maison, mettant les portes en bas. D (Fig.  
Ce devaient etre des pieces de ce genre que portaient fleux 
hommes : l'un des deux servait (fallut en pltttfitllt cette piece sur 
son epaule et la maintenant au moyen d"une courroie; l'autre, 
posait la culasse sur une fourchette de ler, pointait et. mettait le 
feu a la lumiere percee au centre de cette culasse.  
On voit, en effet, dans des vignettes de la seconde moitie du 
xv" siecle, des soldats qui executent cette manoeuvre primitixfe. 
Vers M170, sont represtrntes des hommes armes a cheval, qui 
portent de ces petits canons (fig. 31), fixes a Yextreinite tfune tige 
de fer et suspendus par un oeil a une courroie sur les epaules. (juantl 
le cavalier veut tirer, il releve une fourchette de fer attachee a l"ar- 
eon de devianl, lixe le canon sur cette fourchette, vise, et met le feu 
a l'aide diune meche. Ces amies a feu sont souvent de fer frette et 
adoptent la forme donnee en A. En B, est tracee la coupe du trait a 
poudre. Pour clrarger le canon, il fallait que le cavalier put lacher 
la courroie ou enlever la Clavette de la douille. 
Les petits canons de fer sont alors grossierement, forges, et con- 
trastent avecLles armes blanches ou les plates de la meme epoquc, 
si admirablement travaillees. 
Les quelques traits a poudre reunis dans les collections publi- 
ques, et datant de la seconde moitie du xv" siecle, sont des amies 
barbares et qui semblent litbriquecs par des lorgerons tres-ordi- 
naires. Et tfepenilant llart de travailler le fer avait atteint, des le 
milieu du XIVÜ sitfcle, chez les tirmuricrs, une perfection qu'avec 
peine nous pouvons obtenir aujourd'hui. Ce fait a sa signification. 
Ces traits a poudre (staient, entre les mains des plus intimes entre les 
(Jülllbtlllttlllä des troupes franeaises ; ils. sortaient d'ateliers d'arti- 
sans qui appartenaient si des corporations etrangeres a la fabrica- 
tion des armes. Les excellents ouvriers qui forgeaient les armures 
pour les gentilshommes, qui lagonnziient ces arbaletes d'une exe- 
cution merveilleuse, dedaignerent longtemps de faire ces traits a 
poudre ; peut-titre 11113114; cela leur fut-il intertlit, car alors t-harqui; 
memhrf: (l'une corporation ne pouvait, entrepiw-inlra: tfzuitrifs ou- 
xrzigffs que ceux menl.ionnevs ilans les statuts. lin Futur-te, si l'on 
Ill2ll't_'llt' en tlYtlIll (laits le domaim) des idees, il en est tout autre- 
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