Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-990120
PLATES 
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mant toujours de plates, essaya (l'un moyen mixte, et, comme les 
dragons plus tard, elle mit. pied a terre en certaines circonstances. 
Cet essai fut. des plus malheureux. Ä pied, ces hommes bardes de 
fer avaient encore, moins de mobilite que lorsqu'ils etaient sur leurs 
montures, ct ils n'avaient plus l'avantage de l'impulsion. A Azin- 
court ils furent massacres dans leurs coques de l'or. 
liepuis lors cette tactique fut abandonnee, et les hommes d'armes 
coinbattirent, a cheval; mais, au lieu de charger isolement, en 
desordre, suivantl'initiative de tihaeun, ils commenceront a esca- 
dronner, dcst-zä-rlire qu'ils se formerenti par groupes eompftctes, 
chargeant" avec ensemble et prevritiilant. ainsi sur un point un torrent 
de fer. 
ll ne laudrait pas croiref que cette tactique ressemblait a celle de 
nos escadrons; Wetait encore imlgiilier, mais cependant on agissait 
flcjat par masses, ordinairement suivant un ordre carre, un angle en 
avant. Ce ne fut que plus tard que l'organisation par compagnies lut 
adoptec 1. Ces tTZWZIliGFS etaicnt tous armtis de plates analogues a 
celles que donnent nos dernier-es tigu-res, et si, au Iiremicr elioe, 
ils parvenaient a faire une troutfee, lüwffet. titait. terrible : (Jtliilli, connue 
une mitraille ITOlOSSEIlO qui renversail. tout sur son passage. Mais, 
plus on ticrfectionnail. l'armure, plus on hesitait a mettre enjeu 
cet. engin vivant: caitait. une si grosse partie, qu'on ne la risquait que 
dans des circonstances tres-gravfes; si bien qu'a la lin du xv" sieele, 
cette belle gendarmerie toute bardee de fer ne donnait pas souvent. 
lfiirtillcrie a feu enleva encore a la gendarmerie bardee une tiartie 
de son prestige. Les nouveaux engins, les traits a poudre? intime, 
pergaient les plates sur lesquelles s'arniortissaient: les quarreaux et 
les tlfiches. On ajouta des doublures aux plates, et le t"t1t'ftllt?t' n'en 
tut que plus lourd et plus inutile dans une action. C'est alors que 
Louis Xll prit a sa solde, lors de la campagne d'ltalie, des compa- 
gnies de cavalerie lcgere, Ctlvdllefjiüfi, des Albanais, des Moresqutis, 
qui devinrent. les premiers clements de la eavfalcrit: de combat, de 
reconnaissances, (Ycclaireurs. Quant a l'ancienne cavaleriti lourde- 
ment armee, elle devint. la gendarmerie de France; mais, de fait, 
le role de l'homme d'armes barde etait termine du moment que l'ar- 
tillerie a Feu acquit dans les batailles une certaine valeur. 
l Voyez, ä ce sujet, PHist. de-ln cavalerie frangaise par le gänäral S1 
48711). 
2 On donnait ce nom ä de petits canons de fer frettäs sur un bäton v! 
mvllnit le fen avec une misnlw. C'est ce qui pmär-üdn Pnrqnvlvxlse. 
lsane (Hr-tze], 
 nnxqnvls on
        

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