Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-990111
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PLATES 
rencontrait trop de resislance, el. revenant plusieurs fois a la charge. 
C'est ainsi que les Normands combaltirenl. a llastings, les Frangais 
a Bouvines, a Taillehourg, en Egyptc et en Palestine. A ces attaques 
successives sur tous les points, l'infanterie d'alors etail. hors dletat 
(le resisteigquant a la cavalerie, elle zivait toutes chances contre elle, 
si elle restait sur la tlefcnsixie. Entoure-e, ne pouvant se developper, 
elle n'offrait qu'un nombre de combattants toujours inferieui" a celui 
(le Passaillant, une partie de ses forces etant inutilislfie; puis elle 
niavait pas pour elle l'impulsion, il fallait qu'elle subit le choc. ll 
est eviclent, qu'alors la cavalerie la plus mobile, celle qui possedait 
le plus d'initiative et de fäerfa, avait de son cote toutes les chances 
favorables. 
Nos hommes d'armes vetus de leurs hauherts, qui laissaient aux 
mouvements leur souplesse, qui n'etaient point trop lourds, tres_ 
bons cavaliers, lamiliers avec les exercices de voltige, ainsi que l'in- 
diquent a chaque page les romans, etaient donc fort: redoutables 
et rcdoutes. Mais lorsque cette cavalerie vit l'ennemi se harder de 
ter pour mieux resister a ses coups, elle ne voulut point rester en 
arriere et prit peu a peu les plates. Ce qu'elle acquit ainsi comme 
defiense, elle le perdit en lcggercte, en initiative, en mobilite. Il n'etait 
plus possible a un cavalier arme de plates de monter a cheval ou 
d'en fleseenrlre sans le secours d'un (Sauver; il ilassait a Vetati de 
machine de guerre, de projectile, et si son choc restait sans effet, il 
lui etait impossibltt de se degagcr pour tburnir une nouvelle charge. 
Les chevaux durent etre pris dans des races plus fortes, plus lourdes. 
La mode tltlS tournois et joutes n'avait pas peu contribue a taire 
adopter l'habillement de fer, et; l'on sait que ces exercices netaient 
nulle part plus frequents qu'au dela du Rhin. 
En modifiant. l'arn1e1nent, on ne songea pas tout d'abord a mo- 
ditier la manifzre de combat tre. Or, l'effet obtenu par une cavalerie 
se precipitant, sur l'ennemi en desordre et par petites troupes sepa- 
rees, lorsqu'elle etait ties-niohile, fut tres-amoindri lorsque les 
hommes d'armes et leurs montures perdirent une partie de leur 
vitesse et de leur mobilite. L'ennemi alors choisit son terrain, se 
mit derriere des marais, des herbages gras, etahlit (levant lui des 
obstacles, envoya sur les flancs des archers en grand nombre qui 
blessaient les chevaux. Un cheval abattu, l'homme ne pouvait. plus 
se relever, et. cet. obstacle arrC-tait Velan des survenants, s'il ne les 
faisait pas tomber eux-meutes. C'est a ces catises que nous (lümes 
en partie les premiers revers de Crecy et de Poirier; 
Sans tenter de retrouver sa mohilite, la ravalerie francaise, s'ar-
        

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