Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-989475
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NIARTEAY 
itiilieu du X111" sil-cle. ll est evidenl qu'avant. cette epoque on se. scr- 
vait. de plolnmees, de masses, de marteaux dans les combats, mais 
regs armes ne paraissent pas avoir etc habituellement. admises a la 
guerre. L'hon'1n'1e d'armes tiOlllplilll. sur sa lance et son (Epee. Quant 
aux pietoits, independailiinetit de l'arc et de l't1l'lJillt'PiO, ils portaient, 
des couteaux, des laucliarts, des tlplUllX, des masses, de gi-andes 
tlagites, 51 leur volonte. lfltltlt"  une masse de rntltal au 
bout d'un long laiton pour combattre les hommes d"ar1nes couverts 
de vetements de mailles est trop naturelle pour qu'elle n'ait pas  
atlopltäe dfws une tf-poque reculee. tlepenflanl. il n'est ggutfsre question 
de ces sortes d'armes offensives avant la lin du x111"si1':cle. Les gens 
des communes appeles a la guerre ifetaient, armes que de fancltarts, 
de guisarmes, de couteaux, d'arcs et d'arl)al(ftes. 
ll v avait, pendant les xue et x111" siecles, quelques conventions 
entre] les helligerants, qui faisaient. exclure certaines armes. La 
Fcodalite sfenle reglait ces conditions, et ne mettait pas entre les 
mains des vilains les armes qui eussent; etc trop dangereuses pour 
les hommes. d'armes. zttissi sont-ce les t-onnnunes qui adoptent 
d'abord les godendars, les plonamtles, les maillets, les fleaux; toutes 
armes offensives mal vues par la noblesse. Mais il fallait bien un 
jour avoir recours a (ces troupes levces par les villes : ("etail un 
appoint qu'on ne pouvait negliger. (les troupes se presentaient 
au combat avec les armes qu'elles faeonnaietit, grands faurl1:1rts, 
rouges, plommees, maillets. 
La chevalerie adopta des lors les liilattrs pour resister aux coups de 
ces vilains, comme plus tard elle flouhla ses armures de fer en face 
de l'artillerie naissante. Les hcaumes d'acier, les ailettes et  
liras de l'or suffisaient pour preserver Fhonnne d'armes des coups de 
ruasses et de haches d'armes portees par la cavalerie. Ces appendices 
ne pouvaient resister aux coups des grands marteaux portes sur les 
reins et les taiisses de l'homme (larmes. lfadottllernent de fer fut 
peu a peu complcte. Ce n'est donc que vers le milieu du x1v" sieele 
que le grand marteau d'acier du fantassin est lecllenlent une arme 
de guerre. 
La figure '11 presente un de ces marteaux dits picois. ll se rom- 
pose (l'une masse de fer (il a section rarrtfre, terminee d'un cote 
par un bec. La masse est traverse-e horizontalement par une cla- 
velte A, a deux pointes saillantes lateralement. Une pointe B (la 
ilagtie), munie deldeux branches, traverse verticalement la masse, 
IISPP. 
n.  natk 
Tilc. 
r" 259 (1350 environ).
        

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